Lutte contre le blanchiment de capitaux : Le Sénégal, meilleur élève dans l’espace UEMOA (Dg Giaba)

Africaleadnews – (Senegal) Le Sénégal est le meilleur élève dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a affirmé le nouveau directeur général du Groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), le Togolais Aba Kimélabalou.

Il s’exprimait mercredi lors de l’ouverture d’un atelier régional de renforcement des capacités des parties prenantes au processus d’évaluation mutuelle des Etats membres et des rapports correspondants, pour la mise en œuvre efficace des exigences de la LBC/FT.

« Le GIABA a initié des discussions avec les différents Etats-membres pour trouver des moyens pour mener une lutte efficace contre ces délinquants qui sèment la désolation, qui font des victimes innocentes », a déclaré M. Kimélabalou, installé dans ses nouvelles fonctions le 1er mars dernier, en remplacement de l’Ivoirien, Adama Coulibaly.

Organisé en collaboration avec les partenaires techniques et financiers du GIABA, notamment l’Institut de formation (TREIN) du GAFI, cet atelier vise spécifiquement à renforcer la compréhension et la maîtrise de l’architecture, du contenu et de la portée des 40 recommandations et de sa nouvelle méthodologie par les participants.

« Contrairement à l’ancienne dynamique, l’efficacité est désormais évaluée sur la base de onze résultats immédiats précisés dans la méthodologie d’évaluation. Bien que la plupart des Etats-membres du GIABA aient fait des progrès substantiels en termes de conformités aux normes du GAFI, d’importants défis de mise en œuvre subsistent », a-t-il relevé.

« Depuis 2016, le GIABA a initié le second cycle des évaluations mutuelles et le Ghana est le premier pays membre de la CEDEAO à se soumettre à cet exercice, en se servant des normes révisées du GAFI et de la méthodologie d’évaluation. Ainsi, le premier évalué et l’équipe des experts évaluateurs s’inscrivaient tous dans un élan d’apprentissage », a souligné le DG du GIABA.

D’après lui, cet atelier fait partie des actions « idoines » que mène le GIABA pense pour combattre ces fléaux que constituent le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le représentant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Mamadou Thiandoum a indiqué que leur institution a lancé une étude sur le risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme lié à la traite des personnes et au trafic des migrants.

M. Thiandoum, directeur des enquêtes de police de la CENTIF, a signalé que le Sénégal a pris les dispositions nécessaires pour lutter contre les fléaux et les infractions sous-jacentes qui génèrent les produits du crime blanchi qui concourent à financer le terrorisme dont la traite des personnes.

La tenue de cet atelier s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique 2016-2020 du GIABA. Il est destiné aux experts évaluateurs, réviseurs, représentants des Etats membres en charge du processus d’évaluation mutuelle.

Le GIABA avait organisé, avec le GAFI, la Banque mondiale, le FMI et l’ONUDC, la première édition de cet atelier régional en octobre 2017 à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire.

 

Auteur: Aps – APS

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