Gabon : Le directeur d’Académie provinciale du Woleu-Ntem placé sous mandat de dépôt à Oyem
Gabon : Le directeur d’Académie provinciale du Woleu-Ntem placé sous mandat de dépôt à Oyem

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Poursuivi pour des faits de violences physiques sur une femme, le directeur d’Académie provincial du Woleu-Ntem, Luc Constant Megne, a été placé sous mandat de dépôt le 31 août 2026 à Oyem, sur décision du procureur de la République près le tribunal de première instance de la localité.
L’affaire fait grand bruit dans le monde éducatif du septentrion, d’autant que l’incarcération du haut fonctionnaire intervient le 31 août, jour de la rentrée administrative, et à une semaine exacte de la rentrée des classes fixée au 7 septembre 2026. À l’origine de ces poursuites figure une plainte déposée le 27 août dernier par dame Urleine Chérille Nzang Edzang auprès de l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie. Le mis en cause est poursuivi pour des infractions visées par « les articles 2, 3, 34 et 35 de la loi n° 006/2021 du 6 septembre 2021 portant élimination des violences faites aux femmes et de l’article 230 du Code pénal », a précisé le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka.
Après un premier défèrement le 28 août ayant conduit à un complément d’enquête, le dossier s’est accéléré ce début de semaine. Présenté de nouveau devant le parquet le 31 août, l’accusé a reconnu les faits retenus contre lui, entraînant l’ouverture d’une procédure en flagrant délit. « La procédure a de nouveau été déférée au parquet de la République et, à la suite de son examen, le nommé Luc Constant Megne, mis en cause et qui ne nie pas les faits à lui reprochés, a été placé sous mandat de dépôt suivant la procédure de flagrant délit par le procureur de la République », a expliqué Raphaël Mangouka.
Tout en soulignant la gravité des accusations, le ministère public a assuré que la procédure pénale se déroulera dans le strict respect du droit de la défense. « Le parquet de la République tient à informer l’opinion publique que les droits de l’inculpé Luc Constant Megne à un procès juste et équitable seront rigoureusement garantis », a affirmé le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem.
En jetant un pavé dans la mare administrative à l’aube de la nouvelle année scolaire, cette arrestation retentissante rappelle avec fermeté que la lutte contre les violences faites aux femmes ne s’arrête pas aux portes des plus hautes fonctions publiques.
Vigny Ngami-Tsiba



