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Débat politique au Gabon : Ali Akbar Onanga Y’Obegue exige de la clarté face à « la confusion » ambiante

Débat politique au Gabon : Ali Akbar Onanga Y’Obegue exige de la clarté face à « la confusion » ambiante

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans une tribune publiée ce 8 juin 2026 sur ses réseaux sociaux, Ali Akbar Onanga Y’Obegue livre une analyse critique du paysage politique gabonais post-2023. Intitulé « Le changement commence par la clarté politique », ce texte ne se contente pas d’interroger la direction prise par le pays, il s’attaque frontalement à ce qu’il qualifie de « confusion » institutionnalisée entre le nouveau pouvoir et l’ancien parti au pouvoir. L’actuel Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG, tendance Ali Bongo), par ailleurs enseignant à l’Université Omar Bongo et ancien ministre dénonce le flou des lignes politiques actuelles qui menace la sincérité même de la rupture promise aux Gabonais.

Pour l’enseignant en droit, le constat est sans appel : le mot « changement », devenu la source exclusive de légitimité du pouvoir après les événements du 30 août 2023, souffre aujourd’hui d’un déficit criant de cohérence élémentaire. Ali Akbar Onanga Y’Obegue précise d’emblée qu’il ne cherche pas à contester le diagnostic initial ayant conduit à la chute de l’ancien système, mais qu’il en exige désormais la stricte application logique. Selon lui, si l’ancien ordre était le problème, la rupture commandait une séparation nette et définitive.

Le constat des alliances contre nature sur le terrain

Cette confusion, Onanga Y’Obegue estime qu’elle s’est manifestée de manière flagrante lors des scrutins de 2025. Il rappelle la création, le 5 juillet 2025, de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) par le chef de l’État, formation qui s’est arrogé une écrasante majorité à l’Assemblée nationale et dans les conseils locaux. Pourtant, c’est la nature des alliances de terrain qui suscite l’ire du Secrétaire général du PDG. « Dans plusieurs circonscriptions – de la Sébé-Brikolo à Lambaréné, de Franceville à l’Ogooué-et-Lacs -, les deux formations ont présenté des candidatures communes, le titulaire émanant de l’une, le suppléant de l’autre », dénonce-t-il, soulignant que la frontière politique s’est ainsi effacée sur les bulletins de vote.

Face à ce qu’il qualifie de contradiction majeure, l’ancien ministre choisit de renvoyer dos à dos le régime actuel et la direction de sa propre formation politique. Il reproche au pouvoir de rechercher continuellement l’appui humain et symbolique de l’ancien système qu’il critique, et blâme le directoire du PDG pour avoir accepté une proximité qui « brouille son autonomie et affaiblit sa crédibilité ». Rejetant l’argument de l’inclusivité, qu’il refuse de voir transformée en prétexte à la disparition des distinctions politiques, il martèle qu’une démocratie mature exige une majorité qui gouverne seule et une opposition capable de bâtir des alternatives autonomes.

Le Secrétaire général du PDG conclut en élevant le débat au-delà des querelles partisanes pour en faire une question de méthode et de confiance publique. L’absence de clarification politique, un geste qu’il décrit comme gratuit et immédiat, jette selon lui un doute légitime sur la capacité du pouvoir à mener les réformes économiques et administratives bien plus complexes. « Le refus du plus simple est la preuve que le plus difficile ne viendra pas », prévient-il, liant indissociablement l’avenir du débat démocratique gabonais à cette exigence de vérité.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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