
AFRICALEADNEWS – (Gabon) L’État gabonais et la société Assala Gabon ont officialisé, le 13 février 2026, la déclaration de commercialité du champ de Grand N’gongui. Ce projet stratégique, situé dans l’Ogooué-Maritime, marque une étape décisive pour l’industrie nationale avec une production additionnelle attendue de 10 000 barils par jour.
Clotaire Kondja, ministre du Pétrole et du Gaz, et les responsables d’Assala Gabon ont signé la convention de commercialité du champ Grand N’gongui. Cet acte consacre la faisabilité économique du site et projette le gisement dans sa phase de production intensive. Pour le membre du gouvernement, cette réussite découle directement d’une décision historique prise au sommet de l’État. « Deux ans après l’acte de souveraineté posé par le chef de l’État à travers le rachat d’Assala par la GOC, nous nous réjouissons de constater les résultats probants enregistrés par cette entreprise », a-t-il affirmé.
Cette acquisition stratégique, opérée par la Gabon Oil Company (GOC), a permis à la nation de reprendre le contrôle sur des actifs majeurs autrefois détenus par des capitaux étrangers. Le ministre a souligné que « le chef de l’État a fait preuve de vision et Assala confirme aujourd’hui son rang de deuxième producteur gabonais », précisant que ce gisement, « le tout premier d’exploitation sous la Ve République », est une « excellente nouvelle ».
Une accélération technique maîtrisée
Le succès repose sur une expertise technique affinée depuis cette reprise en main nationale. Edgard Mba Ongnane, Directeur Général d’Assala Gabon, a rappelé que « le champ de Ngongui se trouve dans la zone de Gamba ». Selon lui, ce gisement découvert il y a quelques années a été « amené rapidement dans le processus de maturation », permettant de valider « le passage d’une étape d’appréciation à une étape de production et de développement ».
L’Administrateur directeur général de la GOC voit dans cette signature la preuve de la montée en puissance de la société nationale. « Par cet acte, nous démontrons à suffisance que nous sommes capables d’augmenter la production », a déclaré Marcellin Simba Ngabi, avant d’ajouter que l’objectif est d’aller « sûrement à une production autour de dix mille barils supplémentaires ».
Au-delà de la performance technique, l’exploitation de Grand N’gongui scelle une nouvelle ère de gouvernance où la ressource n’est plus seulement extraite, mais mise au service d’une ambition nationale retrouvée. En reprenant les rênes de son sous-sol, le Gabon ne se contente pas d’ajouter des barils à sa production ; il érige la souveraineté économique en socle immuable de sa marche vers le développement.
Vigny Ngami-Tsiba



