Ferme Manfila dans la Nyanga : symbole d’un Gabon qui veut produire ce qu’il consomme
Ferme Manfila dans la Nyanga : symbole d’un Gabon qui veut produire ce qu’il consomme

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans un contexte marqué par la hausse des coûts des importations alimentaires et la recherche de solutions durables pour nourrir les populations, la souveraineté alimentaire s’impose de plus en plus comme un enjeu stratégique pour les États africains. À Tchibanga, dans la province de la Nyanga, la ferme intégrée Manfila illustre cette ambition de produire localement pour réduire la dépendance extérieure.
En visite sur le site, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pu constater les performances de cette exploitation qui combine plusieurs activités complémentaires : aviculture, production d’œufs, pisciculture et maraîchage. Un modèle intégré qui vise à renforcer l’offre alimentaire locale tout en créant de l’emploi et de la valeur ajoutée sur le territoire.
L’activité avicole constitue l’un des piliers du projet. Dans un pays qui importe encore une part importante de ses produits alimentaires, le développement d’une production locale de protéines animales apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire et limiter la dépendance aux marchés extérieurs.
Au-delà de la production, la ferme contribue également au dynamisme économique local. Emplois directs, développement des compétences, revenus pour les populations environnantes et approvisionnement des marchés locaux figurent parmi les retombées attendues de cette initiative.
Cette approche s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de faire de l’agriculture un moteur de diversification économique. Comme l’a souligné le chef de l’État lors de cette visite, il s’agit de bâtir une agriculture capable de « répondre aux besoins des populations tout en créant de la richesse sur le territoire ».
A l’heure où plusieurs pays africains cherchent à renforcer leur résilience face aux crises alimentaires mondiales, l’expérience de Manfila rappelle que la souveraineté alimentaire ne repose pas uniquement sur les politiques publiques. Elle se construit aussi à travers des projets agricoles capables de transformer les ressources locales en opportunités économiques durables pour les communautés.
Christelle Besseghe



