
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le renforcement du partenariat entre l’État gabonais et le Groupe BGFI Bank illustre la volonté des autorités de s’appuyer davantage sur les acteurs financiers nationaux pour accompagner les grands projets de développement. Reçu récemment par le président Oligui Nguema, le PDG du groupe BGFI Bank, Henri Claude Oyima, a présenté les perspectives de croissance de la banque ainsi que ses ambitions à l’horizon 2030.
Au cœur des échanges figure la stratégie de consolidation financière du groupe, notamment à travers une opération d’augmentation du capital et l’introduction de nouvelles actions en bourse. Une démarche qui vise à renforcer les capacités d’investissement de la banque et son rôle dans le financement de l’économie.
Le communiqué de la présidence gabonaise souligne que cette initiative s’inscrit dans « la volonté des autorités gabonaises de renforcer la gouvernance économique et la transparence financière ».
Au-delà de la performance bancaire, cette orientation met en lumière une stratégie plus large : mobiliser les capitaux nationaux pour accompagner les projets structurants du pays. Logement, infrastructures, énergie ou encore financement de l’économie réelle figurent parmi les secteurs concernés.
Le Groupe BGFI Bank affiche également l’ambition d’accroître son capital de 25 %, avec l’objectif d’accompagner plus efficacement les investissements portés par l’État. A travers cette dynamique, le Gabon semble vouloir consolider un modèle fondé sur un partenariat public-privé plus fort, dans lequel les institutions financières africaines jouent un rôle central dans le développement économique. Comme le précise la communication présidentielle, il s’agit de bâtir « un partenariat public-privé solide, dynamique et responsable », capable de soutenir l’investissement productif et de renforcer la souveraineté économique du pays.
Au-delà du Gabon, cette orientation pose une question plus large pour la sous-région : les banques africaines peuvent-elles devenir de véritables leviers du financement du développement et réduire la dépendance aux capitaux extérieurs ?
Christelle Besseghe



