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Gabon : Albert Ondo Ossa qualifie la visite d’Oligui Nguema en France de « coup d’épée dans l’eau »

Gabon : Albert Ondo Ossa qualifie la visite d'Oligui Nguema en France de « coup d'épée dans l'eau »

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Depuis Paris où il réside désormais, l’opposant Albert Ondo Ossa a livré une nouvelle critique de la gestion de Brice Clotaire Oligui Nguema lors d’une déclaration faite le 2 août 2026. De la récente visite officielle du chef de l’État en France au litige frontalier sur l’île Mbanié, en passant par l’examen de la loi de finances rectificative 2026, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2023 formule plusieurs griefs contre les décisions du gouvernement.

Fidèle à sa ligne d’opposition, l’ancien candidat de la plateforme Alternance 2023 est revenu en détail sur l’actualité politique et économique récente du Gabon. Le professeur d’économie s’est d’abord intéressé au séjour parisien du chef de l’État, dénonçant un manque de préparation, des coûts qu’il juge excessifs et des retombées économiques jugées insuffisantes. Il s’est notamment interrogé sur les orientations prises concernant l’exploitation et la transformation locale du manganèse. « En dehors du dîner officiel au Palais de l’Élysée, le voyage officiel du chef d’État gabonais est inutile, nul et sans intérêt », a déclaré Albert Ondo Ossa.

Sur le dossier de l’île Mbanié, l’universitaire conteste la validité juridique de l’accord signé le 28 juillet 2026 entre les représentants gabonais et équato-guinéens. Selon son analyse, les procédures retenues s’écartent des règles internationales habituelles et ne répondent pas aux attentes prioritaires des citoyens. « L’urgence n’est pas la résolution du conflit frontalier qui n’en est pas un car une solution existe. L’urgence est la satisfaction des besoins fondamentaux d’une population de plus en plus miséreuse », a-t-il affirmé.

Enfin, l’opposant rejette le projet de loi de finances rectificative 2026, estimant que le document budgétaire ne respecte pas les critères internationaux de gestion publique, notamment en matière de masse salariale et de prévisions de recettes, réclamant en définitive un changement de gouvernance au sommet de l’État. « Les putschistes doivent partir dans les meilleurs délais, car ils détruisent notre pays en termes réels », a affirmé Albert Ondo Ossa.

Reste à savoir si cette posture particulièrement virulente saura porter ses fruits. Si la rigueur académique et la notoriété internationale du professeur d’économie apportent un poids indéniable à ses analyses, le choix d’une confrontation directe, formulé depuis l’exil, risque de fermer tout canal de dialogue avec le pouvoir de Libreville. En privilégiant l’offensive politique plutôt que la concertation, l’opposant prend le risque d’offrir au gouvernement l’opportunité d’ignorer ses critiques techniques, bien qu’essentielles pour éclairer le débat public.

Vigny Ngami-Tsiba

 

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