La Fédération des Associations des Descendants de Tirailleurs d’Afrique (FADTS) tend vers l’unité.
La Fédération des Associations des Descendants de Tirailleurs d'Afrique (FADTS) tend vers l'unité.

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Les différentes associations nationales des fils et filles de tirailleurs des 17 ex-colonies françaises du continent se sont fédérées. L’acte a été officiellement posé ce week-end à Dakar.
Le bureau de la (FADTS) a pour président Thierno Birahim Guèye plus connu sous le nom de Guèye-Para.
Dans son adresse à la presse, le patron de la fédération a, en bon soldat, défini avec clarté les contours de la mission qui est assignée à son organisation. La reconnaissance à juste titre par l’Hexagone du sacrifice consenti par les tirailleurs à son profit en est une.
Aussi, continuer la lutte noble qui consiste à ce que l’oppression, le plus souvent sans qualificatif comme celle perpétrée le 1er décembre 1944 à Thiaroye, puisse enfin faire l’objet d’une réparation à la hauteur de l’ignominie commise.
Par ailleurs, le président Thierno Birahim Guèye a tenu un langage sans équivoque s’agissant du choix pacifique dans lequel ces combats doivent se mener.
L’objectif visé dans cette union est de voir nos revendications communes et légitimes être désormais portées par une seule et même voie, a-t-il laissé entendre.
Une tournée à dimension continentale figure dorénavant en bonne place dans l’agenda de la (FADTS).
Pour chaque pays concerné, une fois sur place, s’enquérir des préoccupations de ses membres entre dans le cadre de l’esprit de proximité dont se réclame l’organisation.
Tenter d’y apporter les solutions idoines se verra érigé en challenge, loin s’en faut. En outre, elle est très au fait de l’évolution de relations diplomatiques (France et certaines ex-colonies). Lesquelles vont parfois dans un sens non souhaité. La fédération compte y remédier en se disant fin-prête à intégrer le rang des médiateurs en vue de contribuer au retour à un climat de coopération plus serein.
La (FADTS) projette également de jouer dans la cour des grands en endossant le rôle de sapeur-pompier. Ceci sera destiné à consolider les efforts fournis afin d’éteindre les nombreux foyers de tension malheureusement signalés un peu partout en Afrique.
Un récépissé délivré par l’Etat du Sénégal en poche depuis six mois, l’obtention de locaux en mesure d’abriter l’ensemble de leurs activités demeure un des défis majeurs de Guèye-Para et compagnie.
Tour à tour, les membres du bureau ont été installés et ovationnés par une assistance attentionnée. La (FADTS) n’a toutefois pas manqué de magnifier l’implication des plus hautes autorités du Sénégal dans le processus ayant conduit à sa mise sur pied.
Mieux, les deux mamelles de l’exécutif en sont membres sans détour ou de manière moins directe.
Le chef du gouvernement Ousmane Sonko jouit du titre de président d’honneur de la (FADTS) lorsque le chef suprême des Armées Bassirou Diomaye Diakhar Faye peut se targuer de compter son grand-père parmi les membres.
La (FADTS) sollicite la reconnaissance sous-tendue par un soutien sans faille des Etats et organisations d’obédience africaine comme internationale. Le règlement des brouilles politiques ou la cessation des hostilités militaires ne s’en trouveraient que facilités.
Bref, un nouvel acteur de la paix prend place.
Djibril Diop



