Riz sénégalais : chercheurs, autorités et producteurs réfléchissent aux stratégies face à la chute des prix mondiaux
Riz sénégalais : chercheurs, autorités et producteurs réfléchissent aux stratégies face à la chute des prix mondiaux

Dans un pays classé parmi les plus grands consommateurs de riz en Afrique de l’Ouest, la question est stratégique. Malgré les efforts engagés pour renforcer la production nationale, le Sénégal reste fortement dépendant des importations. La baisse des prix mondiaux vient ainsi accentuer les inquiétudes sur la compétitivité du riz local et sur les revenus des producteurs.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue entre décideurs, chercheurs et professionnels du secteur. L’objectif était d’identifier les blocages qui freinent la filière, notamment au niveau de la commercialisation, mais aussi d’élargir la réflexion à d’autres maillons souvent négligés.
Ndèye Fatou Faye, chercheure à l’ISRA, a insisté sur la nécessité d’intégrer davantage la dimension consommation dans les politiques publiques. Selon elle, les recherches menées montrent que le riz importé reste largement consommé en milieu rural, contrairement aux idées reçues. Le riz local, lui, trouve davantage preneur en milieu urbain.
Face à un riz importé jugé plus homogène et plus attractif, le choix est souvent rapidement tranché. Autre facteur déterminant : les circuits de distribution. Ceux-ci peinent encore à desservir efficacement les zones rurales, ce qui limite l’accès à un riz local compétitif et de qualité.
Au-delà du simple constat, ce 30ᵉ « Mardi du BAME » se veut un espace de co-construction de solutions. L’ISRA entend ainsi contribuer au débat national sur les enjeux agronomiques, économiques et sociaux liés à la filière rizicole, dans un contexte international marqué par une concurrence accrue.



