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Gabon : le FDS d’Anges Kevin Nzigou vent debout contre une « censure » inadmissible

Gabon : le FDS d'Anges Kevin Nzigou vent debout contre une « censure » inadmissible

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le Front Démocratique Socialiste (FDS) a vigoureusement réagi ce 17 février à la suspension des réseaux sociaux ordonnée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), qualifiant cette mesure de recul historique pour les libertés publiques au Gabon.

Pour le parti dirigé par l’avocat Anges Kevin Nzigou, l’argument de l’ordre public utilisé par le régulateur n’est qu’un paravent pour une atteinte disproportionnée aux droits constitutionnels. Le mouvement a exprimé sa « plus vive indignation » face à ce qu’il considère comme un recul grave des acquis démocratiques. « Restreindre l’accès aux réseaux sociaux revient à priver les citoyens d’un espace majeur d’information, d’échange et de participation à la vie publique », a déploré le directoire du FDS dans son communiqué officiel.

Pour le FDS, la méthode employée par l’institution de Germain Ngoyo Moussavou est fondamentalement erronée dans une société qui se veut moderne. Le parti souligne qu’une sanction collective ne peut être la réponse à des comportements individuels isolés. « Une telle mesure générale et indistincte pénalise l’ensemble de la population pour des dérives supposées imputables à certains », s’est insurgé le parti de l’avocat Nzigou. Selon la formation socialiste, le renforcement de la démocratie ne saurait passer par la contrainte, car « aucune démocratie ne se renforce par la censure ou la restriction collective des libertés numériques », a-t-elle tenu à rappeler.

L’analyse du Front Démocratique Socialiste va plus loin en pointant du doigt la fragilité que cette décision apporte à la stabilité nationale, contrairement aux objectifs affichés par la HAC. Pour le parti, la confiance entre le peuple et ses dirigeants est le seul véritable garant de la paix. « La stabilité durable d’une nation ne saurait reposer sur la limitation des libertés publiques », a prévenu le FDS, estimant que cette suspension crée un « précédent dangereux » pour l’avenir politique du pays. Le mouvement a ainsi conclu sa déclaration en exigeant la « levée immédiate de cette suspension ».

Alors que la menace du silence numérique plane sur le pays, cette levée de boucliers du FDS transforme la décision de la HAC en une véritable épreuve de force politique. Dans les foyers, l’heure est désormais à une attente angoissante, chaque minute de connexion active étant vécue comme un sursis avant l’isolement.

Vigny Ngami TSIBA

Africaleadnews

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