Crise immobilière à Yoff : 400 familles privées de toit par un conflit entre la mairie et un promoteur
Crise immobilière à Yoff : 400 familles privées de toit par un conflit entre la mairie et un promoteur

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Un bras de fer administratif aux conséquences humaines dramatiques secoue actuellement la commune de Yoff. Près de 400 citoyens sénégalais, propriétaires légitimes de parcelles à la Cité EGBOS – Ouest Foire, dénoncent le blocage arbitraire de leurs autorisations de construire par les autorités municipales.
Une conformité légale totale, mais un blocage sans fondement
Regroupés en collectif, ces futurs résidents affirment avoir respecté scrupuleusement toutes les procédures légales depuis l’acquisition de leurs terrains devant notaire en 2018. Leurs dossiers, validés par les services de l’Urbanisme, des Domaines et du Cadastre, sont pourtant à l’arrêt depuis plus de deux ans, faute d’une signature finale.
Le dossier de chaque propriétaire comprend pourtant des pièces irréfutables : Des plans NICAD et des plans architecturaux en bonne et due forme. Des titres ou baux officiels et le paiement régulier des redevances domaniales. Un quitus de versement de la DSCOS, confirmant la validité des opérations sur le site après contrôle des Hautes Autorités.
Le Maire de Yoff face à ses exigences
Selon le Collectif, le blocage est ouvertement assumé par le maire de Yoff, M. Seydina Issa Laye Thiaw. Lors d’échanges avec les représentants des résidents, l’édile aurait déclaré refuser toute signature tant qu’un différend l’oppose au promoteur de la cité, la société Entreprise Générale de Bâtiment Omar Sy (EGBOS).
Le maire exigerait du promoteur l’attribution de parcelles supplémentaires destinées à des équipements collectifs, tels qu’une école, un poste de santé et des espaces verts.
Des citoyens « otages » d’un conflit opaque
Pour les 400 familles impactées, la situation est devenue insupportable. Le Collectif martèle que ses membres sont totalement étrangers aux relations commerciales ou politiques entre la municipalité et le promoteur privé.
« Ils ne sauraient être les victimes collatérales d’un conflit dont les contours restent flous et qui relève exclusivement des relations entre autorités municipales et opérateurs privés », stipule la déclaration officielle du Collectif.
Aujourd’hui, ces familles appellent à une résolution immédiate de cette crise administrative pour pouvoir enfin jouir de leur droit de propriété et entamer les travaux de construction de leurs foyers, dans le respect des règlements d’urbanisme en vigueur.



