
AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Le ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique Dr Abdourahmane Diouf a entamé une série de déplacements sur des sites placés sous sa tutelle.
Ces visites se succèdent sur deux jours d’affilée à savoir les 5 et 6 janvier 2025. Elles ciblent quatre endroits en raison de deux par jour.
Les premiers sites concernés sont la décharge de Mbeubeuss et le Parc Paysager de Cambérène.
Le dépotoir de Mbeubeuss a pris trois tours d’horloge au ministre et à sa délégation étoffée.
Couvrant 40 ha, la légendaire décharge est présentement en pleine réhabilitation et en passe de changer radicalement de décor.
Devant être livrés au mois de juin prochain, lesdits travaux se donnent pour mission d’ériger un cadre de vie exempt de reproches, caractérisé par des espaces dédiés au sport, aux loisirs et autres infrastructures d’utilité publique.
Une fois sur place, le plus étonnant reste la terre ferme débarrassée du moindre détritus.
Or, il n’est pas nécessaire de remonter loin pour se heurter aux montagnes de déchets perdues à longueur de vue.
Ceci a fait dire au ministre que le gouvernement du Sénégal a décidé de faire de Mbeubeuss un espace de vie.
L’ancien Mbeubeuss subsiste tout de même avec une partie non encore remise au goût du jour.
La phase 2 de la réhabilitation en cours devrait s’atteler à unifier toute la surface de ce site sur une étendue marquée par l’hygiène et le bien-être commun.
Le Parc Paysager de Cambérène a été l’ultime étape de cette première journée. S’étendant sur 10 ha, il est niché au coeur de la capitale.
A n’en pas douter, ce bijou joue un rôle de premier plan dans la régulation du climat et par ricochet, la santé de la population en raison du nombre impressionnant d’arbres qu’il génère et abrite.
En place depuis 1948, le parc semble peu connu des senégalais, a remarqué Dr Abdourahmane Diouf.
Le reboisement, l’embellissement des places publiques, espaces gouvernementaux et des palais présidentiels du Sénégal font partie intégrante de son domaine de compétence et de prédilection.
Ses ressources demeurent, pour l’essentiel, endogènes.
Une pépinière riche y est entretenue par des jeunes passionnés par le monde végétal. Le ministre de l’Environnement veut commencer par frapper un grand coup avec l’avènement des JOJ 2026 prévus en terre africaine pour la première fois de son histoire.
Les sites olympiques bénéficieront de l’expérience et de l’expertise du parc en la matière.
Il ne compte pas s’arrêter à si bon chemin.
Son objectif est de faire découvrir aux sénégalais et surtout aux dakarois ce qui est à leur portée et qu’ils ignorent royalement.
Mais avant d’atteindre cette étape, certains investissements s’imposent, a-t-il admis. Un appel sera donc lancé envers les sénégalais afin qu’ils s’y intéressent de plus près dans le cadre d’un partenariat public-privé.
Abdourahmane Diouf parie sur l’ingéniosité de ses compatriotes pour faire du Parc Paysager de Cambérène un endroit à la fois agréable et lucratif.
La dimension historique du lieu n’a pas été occultée. Un manguier imposant, planté par un certain Léopold Sédar Senghor, a retenu l’attention de la délégation.
La Réserve Naturelle Urbaine de la Grande Niaye de Pikine (Technopole) et le littoral de Bargny recevront le ministre ce 6 janvier. Cette visite clôturera sa tournée de deux jours réservée à la réhabilitation de ces sites.
Djibril Diop



