
AFRICALEADNEWS – (Gabon) En marge de la 32e édition de l’Investing in African Mining Indaba qui s’est achevée le 12 février 2026 au Cap, Libreville et Pretoria ont scellé un partenariat stratégique entre le ministère des Mines et le Conseil sud-africain pour les Géosciences (CGS) afin de réévaluer le potentiel minéral du Gabon. Ce rapprochement, acté en présence du ministre Sosthène Nguema Nguema et de l’ambassadeur Rod Rembendambya, vise à actualiser des données géologiques souvent datées pour identifier de nouveaux gisements de fer, de manganèse ou d’or.
Le document officiel a été paraphé par Alain Serge Nzamba Manzanza, directeur général de la Géologie au Gabon, et son homologue sud-africain Mosa Mabuza. Cet accord engage les deux institutions dans des études de terrain approfondies sur l’ensemble du territoire gabonais, favorisant également un transfert de compétences vers les cadres locaux.
Au-delà de l’aspect technique, cette collaboration répond à une volonté de transformer un secteur encore sous-exploité en un véritable moteur de croissance. Pour le ministre Sosthène Nguema Nguema, cette initiative s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, « qui ambitionne d’accroître la contribution du secteur minier à l’économie nationale », indique un communiqué du ministère des Mines gabonais.
Pour le Gabon, l’enjeu de cette coopération Sud-Sud est de « positionner le pays comme un acteur compétitif sur les marchés mondiaux » tout en assurant une gestion souveraine des ressources stratégiques indispensables à la transition énergétique. En s’appuyant sur l’expertise de la puissance minière australe, Libreville entend ainsi garantir des pratiques minières durables. Cette alliance marque une étape décisive pour le continent, démontrant que l’avenir de l’industrie minière africaine passe désormais par une maîtrise partagée de ses propres richesses.
Vigny Ngami-Tsiba


