Droits de l'homme

Gabon : Iloko Boussengui dénonce le piège de la diversion Sylvia Bongo

Gabon : Iloko Boussengui dénonce le piège de la diversion Sylvia Bongo

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Alors que le pouvoir multiplie les sorties médiatiques pour répondre aux accusations de torture de l’ancienne Première dame sur France 24, Stéphane Germain Iloko Boussengui, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2025, dénonce une mise en scène qui occulte les urgences sociales des Gabonais.
Tout est parti de l’intervention de Sylvia Bongo sur la chaîne française France 24, où l’épouse de l’ex-président a affirmé avoir subi des tortures, ainsi que son fils, durant leur détention après les événements d’août 2023. Cette sortie a provoqué une onde de choc au sommet de l’État, entraînant une réaction virulente du ministre de la Communication, Germain Biahodjow, qui a dénoncé des propos diffamatoires et brandi la menace d’une suspension de la chaîne.
Cette agitation, complétée par l’envoi récent de Bertrand Zibi, proche du pouvoir, sur le même plateau de France 24 pour donner la réplique, manifeste une « fébrilité singulière » selon le docteur Stéphane Germain Iloko Boussengui. Pour l’ancien candidat à la présidentielle, ce déploiement pour contrecarrer une femme sans responsabilités officielles s’apparente à une manœuvre de distraction massive. Il s’interroge sur ce qui fait réellement courir le pouvoir face à une personnalité dont « la réalité ne se limitait pas toujours aux institutions visibles » sous l’ancien régime.
Stéphane Germain Iloko Boussengui rappelle d’ailleurs que « l’influence considérable » que l’ancienne Première dame a exercée sur les rouages de l’État reste gravée dans les mémoires. Il évoque notamment « les choix de certains Premiers ministres » ou « la protection de ministres devenus intouchables qui recevaient directement des ordres et n’avaient des comptes à rendre qu’à elle et elle seule ». Face aux allégations de mauvais traitements, il exige des preuves tangibles, soulignant qu’une « torture se prouve » par des « expertises médico-légales » et qu’elle ne se « proclame pas simplement devant des caméras ».
Toutefois, pour l’ancien candidat à la dernière présidentielle, le véritable danger réside dans l’incapacité du pouvoir à ignorer ces provocations pour se concentrer sur le quotidien des citoyens. Pendant que le débat public se focalise sur les querelles médiatiques, le pays réel subit une dégradation constante de ses services de base. Stéphane Germain Iloko Boussengui avertit que « les délestages d’électricité se multiplient » et que « les pénuries d’eau deviennent la règle », laissant les attentes des populations sans réponse concrète.
Iloko Boussengui prévient que la Ve République ne sera pas évaluée sur ses joutes oratoires avec Sylvia Bongo, mais sur « sa capacité à améliorer la vie des Gabonais ». Si cette mission échoue, beaucoup finiront par conclure que le régime n’est que la « continuation d’un système que l’on avait promis de dépasser ». Déjà, certains regards se tournent vers l’échéance de 2032, rappelant que le temps finit toujours par rattraper ceux qui privilégient la distraction à l’action.
Vigny Ngami-Tsiba

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