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Gabon : biens mal acquis, Ali Bongo Ondimba s’insurge contre la mise en cause d’Omar Bongo  

Gabon : biens mal acquis, Ali Bongo Ondimba s'insurge contre la mise en cause d'Omar Bongo  

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans un message diffusé ce 19 septembre 2026 sur Gabon Média Time TV, l’ancien chef d’État gabonais Ali Bongo Ondimba s’élève contre la posture de Libreville dans le dossier des « biens mal acquis ». Face aux récentes observations transmises par la République gabonaise à la justice française, un mémoire appuyant le réquisitoire du parquet national financier (France) qui met en cause le patrimoine du défunt président Omar Bongo Ondimba, l’ex-dirigeant dénonce une démarche qui porte gravement atteinte à la mémoire de son prédécesseur et exhorte le pouvoir à préserver le respect des institutions.

Refusant de commenter le fond du dossier judiciaire, l’ancien président a axé son propos sur la dignité de la fonction présidentielle et l’héritage national. « Lorsqu’un ancien président voit la République elle-même prendre position dans une procédure judiciaire à l’étranger, il est en droit de s’interroger », a-t-il affirmé.

Appelant à une prise de recul institutionnelle, il rappelle que « la République peut reconnaître ses erreurs, mais elle doit aussi respecter son histoire ». S’exprimant comme président du Parti démocratique gabonais (PDG), il a salué l’unanimité de son camp face à cette séquence. « Un parti qui veut préparer son avenir doit d’abord avoir le courage d’assumer son passé », a-t-il souligné, tout en annonçant une prochaine intervention consacrée à la réorganisation et au rôle de sa formation politique.

L’émotion est devenue plus personnelle lorsque le fils a pris le relais de l’homme d’État pour défendre le bilan de son père. « Un fils peut accepter que l’on juge l’action politique de son père sans accepter que l’on bafoue sa mémoire », a-t-il martelé. Il a estimé que plus de quatre décennies d’histoire et de médiations internationales ne sauraient être réduites à des écritures judiciaires.

En invitant les Gabonais à rejeter la diabolisation au profit d’une mémoire collective apaisée, l’ex-président a replacé la continuité de l’État au-dessus des luttes politiques. « Les régimes passent, la République demeure », a-t-il conclu. Un rappel à la retenue qui remet la dignité républicaine et le respect de l’histoire au centre du jeu politique.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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