
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le Groupe Féfé Onanga s’est exprimé, le 12 septembre 2026 à Port-Gentil, lors d’un point de presse animé par son président éponyme et son secrétaire général, pour exiger des peines de prison ferme contre les auteurs du détournement des 1 700 milliards de francs CFA et inciter l’équipe gouvernementale à emboîter le pas au chef de l’État.
À la suite d’un audit de la Cour des comptes, un détournement massif de 1 700 milliards de francs CFA non versés dans les caisses du Trésor public a été mis au jour, impliquant près de 600 personnes. Face à ce scandale financier, un délai d’un mois a été accordé aux mis en cause pour restituer ces fonds publics sous peine de sanctions.
Réagissant à ces révélations, l’organisation a rejeté toute forme d’arrangement financier. Les intervenants ont estimé que la justice devait prévaloir sur le simple remboursement afin de mettre un terme définitif à l’impunité ambiante. « Oui au Ndjobi, oui au remboursement, mais nous disons d’abord la prison », a martelé Delphin Mboumba ; secrétaire général du Groupe Féfé Onanga.
Revenant longuement sur la gestion des affaires publiques, le président de l’organisation a salué le dynamisme du chef de l’État sur le terrain, tout en appelant l’ensemble de la haute administration et des ministres à se mobiliser davantage. Féfé Onanga a insisté sur l’urgence d’une rupture nette avec les mauvaises pratiques du passé et sur la responsabilité de chaque acteur pour accompagner l’effort de reconstruction nationale. « Vous avez des ministres. Que font ces ministres autour de vous ? Vous-même vous devenez maître de chantier, vous devenez maçon », s’est indigné Féfé Onanga, s’adressant au président Oligui Nguema.
Le président du mouvement a également rappelé que la transformation du pays ne reposait pas uniquement sur les épaules d’un seul homme et qu’il était indispensable que chaque membre du gouvernement assume pleinement ses attributions. « Que chacun assume ses responsabilités parmi les gens que vous nommez dans les postes de responsabilité (…) sinon le pays ne va pas démarrer », a prévenu Féfé Onanga.
En articulant son discours entre l’exigence d’une justice pénale intransigeante face aux condamnations financières de la Cour des comptes et un appel pressant à un engagement effectif de tout le gouvernement, le Groupe Féfé Onanga trace la voie d’une refondation nationale qui ne saurait s’accomplir sans fermeté judiciaire ni véritable travail d’équipe au sommet de l’État.
Vigny Ngami-Tsiba



