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Gabon : EPG s’insurge contre l’arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze

Gabon : EPG s’insurge contre l’arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze

 AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) dénonce l’interpellation brutale de son président par la DGR le 15 avril 2026, y voyant une manœuvre politique visant à décapiter l’opposition sous couvert d’une affaire commerciale datant de 2008.

Dans un communiqué officiel rendu public ce 16 avril, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a fustigé l’interpellation de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, survenue hier à l’entrée de son domicile. Menée par les agents de la Direction générale des recherches (DGR), cette opération s’est déroulée, selon le parti, « dans des conditions que nous considérons arbitraires, brutales et manifestement contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit ». Cette arrestation intervient dans un climat de tension croissante, alors que l’ancien chef du gouvernement s’est imposé comme le principal détracteur du pouvoir en place depuis la dernière élection présidentielle où il s’est classé deuxième.

Au cœur de cette affaire judiciaire se trouverait un dossier datant de près de deux décennies. Selon les précisions fournies par l’EPG, « cette arrestation serait liée à une affaire remontant à 2008, concernant une créance que l’État gabonais n’aurait pas honorée dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures ». Le parti s’étonne qu’une tierce personne puisse réclamer ce paiement à titre individuel à l’encontre de Bilie-By-Nze, alors que ce dernier « agissait dans un cadre institutionnel ». Pour les alliés de l’opposant, la base juridique de cette procédure est plus que douteuse, surtout pour un homme d’État qui, rappellent-ils, « ne s’est jamais soustrait à la justice » et se serait présenté de lui-même à toute convocation régulière.

Pour le bureau exécutif de l’EPG, le mobile de cette interpellation est purement politique. Le parti y voit une stratégie délibérée pour « faire taire une voix critique majeure », « affaiblir l’opposition » et « instaurer un climat d’intimidation incompatible avec les exigences démocratiques ». Plus largement, la formation politique s’inquiète d’une dégradation globale des libertés au Gabon, dénonçant « une restriction croissante de la pluralité des opinions » et une pression de plus en plus lourde sur la société civile. Face à ce qu’il qualifie d’instrumentalisation de la justice, le parti exige désormais « la communication immédiate et transparente des charges retenues » et la « libération immédiate et sans condition » de son leader.

En appelant les autorités à la responsabilité, EPG prévient qu’il engagera toutes les actions nécessaires, tant sur le plan national qu’international, pour obtenir justice. Le message est clair : « l’État de droit ne peut être invoqué à géométrie variable ». Reste à voir comment le gouvernement et l’appareil judiciaire réagiront à ces accusations de dérive autoritaire, alors que l’attention de la communauté internationale commence déjà à se porter sur Libreville.

Vigny Ngami-Tsiba

 

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