RDC : Scandale à l’hôpital de Kinkole, une patiente brutalisée par un médecin
RDC : Scandale à l'hôpital de Kinkole, une patiente brutalisée par un médecin

AFRICALEADNEWS – (RDC) Une vidéo d’une violence inouïe, filmée au sein de l’hôpital général de référence de Kinkole, secoue la République démocratique du Congo depuis le jeudi 26 mars 2026. On y voit une femme vulnérable, dénudée après un accouchement, subir les foudres d’un praticien dont l’attitude choque l’opinion et interpelle les instances médicales du continent.
Le Dr David Balanganayi, identifié par plusieurs sources, est au centre de cette tempête. Sur les images, il apparaît brutal et profère des propos déplacés envers la patiente, exposée dans son intimité sans aucune protection. Cette scène de maltraitance a immédiatement provoqué une levée de boucliers au sein de la corporation médicale congolaise.
Le docteur Rabby Nzabi a saisi le Pr Nsadi, président du Conseil urbain de l’Ordre des médecins, pour exiger une procédure disciplinaire. Il dénonce des « faits d’une extrême gravité », pointant le non-respect du consentement et la violation du secret professionnel. Parallèlement, l’ONG Sauvons la corporation médicale (SCM-ONG) a déposé une plainte officielle pour violences physiques sur une patiente en post-partum qui présentait des déchirures et une hémorragie.
L’organisation souligne que le devoir d’humanité a été bafoué au profit d’actes de violence, exigeant que le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) se saisisse du dossier. Face à l’opprobre, le Dr David Balanganayi tente de justifier son intervention par l’urgence vitale et l’absence de ressources techniques.
Le praticien affirme qu’il s’agissait « d’une patiente qui a été abandonnée par certains confrères » et que, « en l’absence d’un anesthésiste disponible pour intervenir », il a pris la responsabilité de tout faire pour lui sauver la vie. « Je tiens à présenter mes sincères excuses si certains aspects de cette situation ont pu surprendre, car cela ne correspond pas à mes habitudes professionnelles », ajoute-t-il, tout en soulignant que la patiente est vivante.
Cette affaire, qui met à l’épreuve la déontologie médicale en Afrique centrale, soulève des questions cruciales sur la protection des patients et la responsabilité des soignants. Selon les dernières informations, le médecin incriminé serait actuellement aux mains de la police judiciaire.
Bona Masanu



