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Gabon : 55 milliards de francs CFA injectés pour secourir le secteur de la santé

Gabon : 55 milliards de francs CFA injectés pour secourir le secteur de la santé

AFRICALEADNEWS – (Gabon) À l’occasion de la « Fête de la libération » organisée cette année à Makokou, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dévoilé un plan financier d’urgence de 55 milliards de francs CFA destiné à refondre le secteur sanitaire du pays. Prononcé dans le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo pour marquer le troisième anniversaire du coup d’État du 30 août 2023, ce discours place la réponse aux besoins sociaux urgents au premier rang des priorités gouvernementales.

Rappelant que la portée d’un changement politique s’évalue avant tout au quotidien, le chef de l’État gabonais a d’abord tenu à rendre un hommage appuyé aux équipes médicales et administratives qui maintiennent les structures hospitalières à bout de bras. « La libération se mesure également dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens », a-t-il rappelé, soulignant que les peines des agents publics méritent une attention institutionnelle immédiate. « Leur engagement honore la Nation. Leurs difficultés doivent être entendues et leurs conditions de travail améliorées », a insisté le président gabonais pour justifier l’effort national annoncé.

Pour répondre à cette crise d’attractivité et de matériel, le pouvoir débloque une enveloppe globale massive destinée aussi bien au rehaussement des équipements qu’au soutien direct des usagers. « C’est pourquoi j’ai décidé d’apporter un appui exceptionnel au secteur de la santé en investissant 44 milliards de francs CFA dans le renforcement du plateau technique national, et 6 milliards de francs CFA pour la réouverture des restaurants au sein des structures hospitalières, auxquels s’ajoute une enveloppe supplémentaire de 5 milliards de francs CFA destinée aux prestations de la CNAMGS », a détaillé le président Oligui Nguema.

Ce soutien budgétaire d’envergure s’accompagne néanmoins d’exigences fermes en matière de gouvernance administrative, d’éthique et de transparence comptable au sein des établissements publics. « L’État poursuivra ses investissements, mais chaque franc généré par un établissement de santé doit être retracé et employé avec rigueur », a martelé le chef de l’État, avant d’ordonner à son équipe ministérielle une révision en profondeur de la gestion des recettes internes. « J’instruis à cette occasion les membres du gouvernement de mener une réflexion sur l’harmonisation des quotes-parts issues des recettes propres générées par les structures hospitalières civiles et militaires », a tranché le numéro un gabonais.

Alors que le personnel soignant et les usagers accueillent ces orientations majeures avec attention depuis le chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo, les attentes du monde sanitaire demeurent particulièrement vives sur l’ensemble du territoire national. L’efficacité de cette annonce reposera désormais sur la rapidité du décaissement effectif des fonds et sur la concrétisation rapide de ces investissements au chevet des patients.

Vigny Ngami-Tsiba

 

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