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Gabon : le député Scarlett Pindji face au délabrement du centre médical de Boumango

Gabon : le député Scarlett Pindji face au délabrement du centre médical de Boumango

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Profiter de l’intercession parlementaire pour constater ce que les riverains subissent au quotidien ressemble parfois à une redécouverte tardive. En tournée dans le département de l’Ogooué-Létili, dans la province du Haut-Ogooué, le député Scarlett Pindji, représentant l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a fait une halte au centre médical de Boumango, le seul établissement sanitaire du chef-lieu.

Sur place, l’élu s’est heurté à une structure sombrant dans le dénuement le plus total, un problème pourtant ancré dans le paysage local depuis de longues années, plongeant les populations dans une précarité sanitaire intolérable. Dans cet hôpital de proximité érigé à la fin des années 1970, l’eau et l’électricité manquent cruellement, tandis que le personnel qualifié brille par son absence. Aucun médecin ni technicien de laboratoire n’est affecté sur les lieux, et la pharmacie affiche des étagères désespérément vides. Les logements de fonction accusent eux aussi le poids du temps, rendant toute installation pérenne difficile.

« Un hôpital qui n’a pas d’eau, qui n’a pas d’électricité, qui n’a pas de médecin, qui n’a pas de technicien de laboratoire. On a fait un tour en pharmacie où il n’y a pas de médicaments. On a fait un tour au laboratoire où le matériel est vétuste et où il n’y a pas de technicien », a indiqué le député.

Le constat s’avère encore plus sombre au bloc de maternité, où les femmes continuent d’accoucher dans des conditions exécrables. Doté d’un unique lit sommaire pour l’ensemble de la circonscription, ce service symbolise l’injustice subie par les usagers du département. Confronté à cette réalité, le parlementaire s’est indigné de la dégradation subie par les structures chargées de donner la vie. « Arrêtez ! Respectons la natalité, la vie…c’est ici qu’elle se donne », s’est-il insurgé, avant d’ajouter : « Je n’ai pas la solution miracle, mais je porterai cela auprès de madame la ministre de la Santé ».

Avant de quitter la structure, le parlementaire a débloqué une enveloppe financière pour prendre en charge la vidange de deux ambulances, laissées sans entretien technique depuis plus de trois ans. Ce geste d’urgence apporte un soulagement temporaire, mais ne saurait remplacer une réhabilitation globale. Alors que l’élu s’apprête à regagner la capitale, il reste à espérer que ce coup de sang de terrain se transformera en un suivi rigoureux à Libreville pour doter enfin l’Ogooué-Létili d’une structure sanitaire digne de ce nom.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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