RDC : la brutalité d’un encadrant révolte le Haut-Katanga
RDC : la brutalité d’un encadrant révolte le Haut-Katanga

AFRICALEADNEWS – (RDC) Une vidéo virale capturée en pleine journée dévoile des scènes de violence inouïes sur un lieu de travail. La scène, qui s’est déroulée à Kasumbalesa dans le sud-est du pays, met en cause des agents de la société de gardiennage WASS Sécurité. Un cadre de l’entreprise s’y acharne physiquement sur son subordonné pour une simple journée d’absence, déclenchant un tollé général à travers la région.
Les faits remontent au samedi 28 juillet 2026. Excédé par ce qu’il qualifiait de manquement à la discipline, le superviseur s’est livré à des voies de fait d’une brutalité choquante au vu et au su de tous. L’extrême violence de l’agression a immédiatement soulevé la colère des collègues et des riverains, contraints d’alerter les forces de l’ordre face au danger couru par la victime.
Avertie en urgence, la police est rapidement intervenue pour mettre fin au calvaire de l’agent. Le bourreau a été immédiatement interpellé puis placé en détention provisoire avant d’être présenté aux autorités municipales. Une procédure judiciaire est désormais ouverte et débouche sur la perspective d’un procès public sur la place de la mairie, une mesure forte destinée à garantir la transparence de la justice et marquer la réprobation sociale.
Sérieusement blessé et lourdement traumatisé par ce traitement dégradant, le gardien agressé a reçu des soins médicaux d’urgence. Si son état de santé est aujourd’hui jugé stable, les séquelles psychologiques demeurent profondes. Des organisations locales de défense des droits humains se sont aussitôt mobilisées à ses côtés pour lui offrir un accompagnement moral et juridique, tout en fustigeant la banalisation des violences managériales.
Cette affaire remet brutalement en lumière la précarité et les abus d’autorité qui gangrènent le quotidien des agents de sécurité privée. En promettant une audience exemplaire, les autorités locales entendent rappeler avec fermeté que nul n’est au-dessus des lois et que la terreur ne saurait servir de méthode de gestion.
Bona Masanu



