
AFRICALEADNEWS – (Gabon) La capitale gabonaise fait face à une vague d’insécurité qui suscite une inquiétude grandissante au sein de la population. Le braquage d’une citoyenne dans la nuit du 30 au 31 mai dernier à la hauteur de l’hôtel de la CAN, au quartier Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville, illustre de manière flagrante la hardiesse des malfrats qui écument désormais les zones résidentielles à bord de véhicules de transport urbain.
Alors qu’elle rentrait d’une veillée mortuaire, dame A ne pouvait imaginer le cauchemar qui l’attendait. Le taxi qu’elle a emprunté la dépose devant sa concession. Alors que dame A sort les clés de son sac pour ouvrir son portail, un taxi Gab débouche à vive allure et marque un arrêt brusque à sa hauteur. Des individus munis de machettes en descendent, ne lui laissant nullement le temps d’ouvrir son portail. Sous la menace, on lui arrache son téléphone et sa sacoche. Les malfrats s’engouffrent ensuite dans le taxi Gab avant de démarrer en trombe.
Face à cette agression traumatisante, la victime a décidé de ne pas rester les bras croisés. Dans la nuit, dame A va déposer une plainte contre X au commissariat de Nzeng-Ayong. Tout en espérant qu’elle aboutira à l’arrestation des malfrats, la plaignante mise sur des indices précis, surtout que le véhicule utilisé pour cette opération appartient à une société de taxi bien connue dans la ville. La société Taxi Gab devra être mise à contribution afin de voir si le chauffeur était complice des malfrats ou si sa voiture avait été volée pour ces forfaits. Cet incident soulève par ailleurs une question cruciale : combien de victimes cette bande a-t-elle fait cette nuit-là ?
L’insécurité grandissante dans la capitale gabonaise devrait appeler les services compétents à prendre des mesures fortes afin de rassurer les populations et ramener la sérénité. Lors de la présentation des vœux au chef de l’État en début d’année, le président Oligui Nguema avait attiré l’attention des forces de sécurité sur ce phénomène, les enjoignant d’organiser des patrouilles régulières dans les quartiers pour assurer la sécurité des populations. Ce cas de braquage, qui n’est pas isolé, montre bien que les résultats attendus par le chef de l’État ne sont pas encore au rendez-vous.
Devant l’audace toujours plus grande des criminels, la mise en œuvre effective de ces instructions présidentielles apparaît aujourd’hui comme un impératif absolu pour redonner aux Librevillois le sentiment de sécurité auquel ils ont droit.
Vigny Ngami-Tsiba



