Environnement au Sénégal : Le Ministre Abdourahmane Diouf engage la bataille de l’application effective du nouveau Code
Environnement au Sénégal : Le Ministre Abdourahmane Diouf engage la bataille de l’application effective du nouveau Code

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Réunis ce jeudi 16 avril 2026 à l’Hôtel Ndiambour, les acteurs du secteur de l’environnement participent à un atelier crucial de vulgarisation de la loi 2023-15. Pour le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr. El Hadj Abdourahmane Diouf, la modernisation du cadre juridique doit désormais se traduire par une rigueur sans faille sur le terrain.
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa gouvernance écologique. Près de trois ans après l’adoption du nouveau Code de l’environnement (août 2023), l’heure est à l’appropriation massive. Devant un parterre de députés, d’élus territoriaux et de partenaires techniques, le Ministre Abdourahmane Diouf a rappelé l’ambition du gouvernement de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye : faire du droit à un environnement sain une réalité palpable.
Un arsenal juridique face aux défis du siècle
L’ancien code de 2001, bien qu’utile, ne répondait plus aux réalités complexes de 2026. Le nouveau texte introduit des innovations majeures pour encadrer une économie en pleine mutation. Parmi les points saillants, on note :
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L’encadrement strict des activités extractives (pétrole, gaz et mines), secteurs névralgiques pour l’économie nationale.
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La création d’un Fonds spécial dédié à la protection de l’environnement, pour donner des moyens financiers à l’ambition écologique.
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La gestion des produits chimiques et des déchets, enjeux majeurs de santé publique dans les zones urbaines et industrielles.
Sortir de l’incohérence normative
L’un des messages forts du Ministre a porté sur la « transversalité » de l’environnement. Pour Dr. Diouf, il est impératif que les textes régissant l’agriculture, les mines ou l’urbanisme parlent d’une seule voix avec le Code de l’environnement.
« L’absence d’harmonisation entre les textes peut engendrer des contradictions et des difficultés dans l’application de la réglementation », a-t-il averti.
Il prône ainsi un dialogue renforcé entre les différentes administrations pour que la protection de la nature ne soit plus perçue comme un frein, mais comme le socle d’un développement durable.
Une responsabilité partagée : de l’État au citoyen
Le Ministre a tenu à rappeler que l’effectivité du droit à l’environnement, garanti par la Constitution sénégalaise, n’est pas l’apanage de l’État seul. C’est un contrat social qui implique les collectivités territoriales, le secteur privé et la société civile.
« Le droit de chacun de disposer d’un environnement sain est assujetti à notre obligation individuelle et collective de le protéger », a martelé le Ministre.
L’objectif : un pilotage par la preuve
Cet atelier de vulgarisation vise à combler un déficit de connaissance constaté après deux années de mise en œuvre partielle. En clarifiant l’esprit de la loi, le Ministère souhaite lever les obstacles à son application et s’assurer que les sanctions, comme les incitations, soient appliquées de manière équitable sur l’ensemble du territoire national.
Alors que le Sénégal fait face aux effets visibles du changement climatique et à une pression accrue sur ses ressources, le nouveau Code de l’environnement se veut être le bouclier nécessaire pour protéger les générations futures.



