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Gabon : Diplomatie parlementaire : le défi de la souveraineté et de l’expertise au cœur des échanges de Régis Onanga Ndiaye

Gabon : Diplomatie parlementaire : le défi de la souveraineté et de l’expertise au cœur des échanges de Régis Onanga Ndiaye

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le président de l’Assemblée nationale du Gabon a reçu les représentants de l’OIF et de la FAO pour sceller des partenariats stratégiques axés sur le renforcement des capacités législatives et l’autosuffisance alimentaire, deux piliers majeurs du développement sur le continent.

L’Afrique centrale, et plus particulièrement le Gabon, s’active pour consolider ses institutions face aux enjeux de la modernité. À Libreville, le palais Léon Mba a été le théâtre de deux audiences significatives ce 12 février, marquant la volonté de la représentation nationale de s’inscrire dans une dynamique de coopération technique renforcée. Régis Onanga Ndiaye a d’abord échangé avec Fademba Madakome Waguena, Représentant résident de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), autour du déploiement des activités de l’organisation pour l’année 2026.

« L’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est dite disposée à accompagner les parlementaires de la 14 législature », a indiqué le président de l’institution. Cet accompagnement, crucial pour la vitalité démocratique, devrait se matérialiser par des séminaires de renforcement des capacités afin de « consolider leurs compétences et de renforcer l’efficacité de l’action parlementaire » au bénéfice direct des populations.

Vers une autonomie alimentaire durable

Dans un continent où la dépendance aux importations alimentaires reste un défi structurel, la seconde audience avec Athman Mravili, représentant de la FAO, a pris une dimension particulièrement stratégique. Les discussions ont porté sur la transformation du potentiel agricole gabonais en une économie réelle et nourricière.

« Notre pays dispose de terres fertiles et de ressources importantes qui doivent être davantage mises en valeur », a rappelé le patron de l’Assemblée nationale. Pour réussir ce pari de la modernisation, il a souligné que « l’expertise technique de la FAO est essentielle pour accompagner nos efforts en matière de sécurité alimentaire, de modernisation agricole et de développement durable ».

Le Parlement comme moteur du développement

Au-delà de l’appui technique, c’est le rôle politique du député africain dans la gestion des ressources qui a été mis en exergue. Pour Régis Onanga Ndiaye, la sensibilisation des parlementaires sur la nécessité d’un investissement accru dans la terre est « primordiale ». Il estime en effet que les élus sont des « acteurs clés dans l’adoption des politiques publiques », mais aussi dans la mise en place « des cadres budgétaires adaptés ».

​L’annonce du renouvellement prochain du bureau de l’Alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire témoigne de cette volonté de structurer le plaidoyer législatif. Ces échanges illustrent une tendance croissante au sein des parlements africains : l’affirmation d’une diplomatie parlementaire active qui ne se contente plus de voter des lois, mais s’assure de capter l’expertise internationale pour répondre aux urgences sociales et économiques du moment.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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