Climat- « Le Sénégal est un pays à faible résilience »
Climat- "Le Sénégal est un pays à faible résilience"

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) La Directrice de l’Équité et de l’égalité de genre au ministère de la Famille et des Solidarités, Mme Astou Diouf Guèye a déclaré mercredi à Dakar en marge d’un atelier de consultation des parties prenantes autour de l’élaboration de la stratégie Genre et Climat du Sénégal que d’emblée, « dans les premiers éléments de diagnostic, il nous a été donné de constater que le Sénégal était un pays à faible résilience ».
A l’en croire, dans cette perspective globale, on s’est rendu compte également qu’il y a des groupes vulnérables qui sont beaucoup plus faibles à la résilience, et notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées. C’est le lieu pour nous de magnifier cette décision du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, qui a entrepris les démarches de consultation, mais qui a associé le ministère en charge de la Famille et des Solidarités, qui répond naturellement au mécanisme national de coordination de la politique Genre ».
» Donc à ce titre, nous voulons les en féliciter au regard des résultats auxquels nous avons débouché durant ces trois jours de consultation, qui constituent la première étape, mais aussi de la perspective inclusive qui a été imprimée à ces consultations, et que nous espérons que ça va se poursuivre » dit-elle.
« C’est le lieu de magnifier leur participation en cas de résilience face au choc et au changement climatique » se félicite-t-elle.
Et quels moyens financiers ? A cette question, soutient-elle: « Les moyens financiers, il faut naturellement penser aux ressources internes de l’État. Nous sommes dans un contexte où on parle plus de développement endogène axé sur notre ressource. Et cela est d’autant plus vrai que le cadre réglementaire et institutionnel a déjà prévu, a fait d’une exigence l’intégration du changement climatique et du genre dans toutes les politiques publiques. Donc naturellement, tous les projets et programmes d’investissement public que le Sénégal va conduire de 2025 à l’avenir, vont intégrer cette dimension climatique sous peine de ne pas être éligibles au financement interne tout comme externe. Naturellement, les partenaires également vont accompagner le Sénégal ».
« Aujourd’hui, le secteur en parlera a été accompagné par la GIZ. D’autres partenaires techniciens et financiers également vont accompagner le Sénégal à travers le ministère de l’Environnement et la transition écologique. Mais tous les autres départements ministériels également doivent apporter leur concours ».
« C’est ce qui nous amène à dire qu’il s’agit d’un effort individuel, mais aussi d’un effort à l’échelle collective. Parce que la question climatique est une question de survie. C’est une question de développement essentiel également pour le progrès et la prospérité au Sénégal. Également, que ce soit une stratégie qui permette au Sénégal de développer une résilience face au changement climatique, de manière spécifique, nous attendons que cette stratégie tienne en compte des dimensions genre, notamment les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes les plus vulnérables, pour que également toute action en faveur du climat puisse accorder une attention particulière à ces couches-là. C’est ça que nous attendons de la stratégie. Mais nous attendons également que cette stratégie fasse l’objet d’une appropriation inclusive, parce que également d’autres secteurs pourraient apporter leur concours » dit-elle.
« Le privé est naturellement attendu. Mais aussi les communautés, parce qu’on ne peut rien gagner sans les communautés, que ce soit en termes d’apports en nature ou d’autres formes d’apports matériels. Nous avons besoin des communautés pour la réussite de cette stratégie » espère-t-elle .


