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Kaffrine : 30 femmes formées au leadership pour améliorer la nutrition et la santé reproductive
Kaffrine : 30 femmes formées au leadership pour améliorer la nutrition et la santé reproductive

Une formation de cinq jours, destinée à renforcer le leadership de 30 femmes, dans le cadre du Projet intégré de nutrition et de genre au Sénégal (PINGS Dimbaya), a été déroulée à Kaffrine. Financé par Affaires mondiales Canada, ce projet vise à promouvoir l’égalité, l’équité et des relations de genre qui améliorent la nutrition et la santé de la reproduction des femmes et des adolescentes au Sénégal.
Selon Ndèye Khar Diouf, chargée de programme de nutrition de PINGS Dimbaya à Kaffrine, « cette formation cible des acteurs communautaires et des prestataires de santé des districts de Kaffrine, Birkilane et Koungheul. Elle porte sur le leadership dans le domaine de la nutrition et de la santé de la reproduction, le développement personnel, le genre, les droits des femmes et le plaidoyer. Tout ceci pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’accès aux services de santé et de nutrition pour les femmes et les adolescentes de la région de Kaffrine ».
L’objectif général est de renforcer les compétences de ces femmes en matière de leadership, de développement personnel, de droits des femmes, de genre et de plaidoyer pour promouvoir l’égalité et l’équité dans les relations entre sexes. Il s’agit également de leur permettre de mieux coordonner leurs actions, notamment dans le plaidoyer pour la nutrition et la santé reproductive.
Les participantes sont encouragées à mobiliser leurs communautés afin d’améliorer l’accès aux services de nutrition et de santé reproductive. Les thèmes abordés incluent la prise de parole en public, la résolution de conflits, le renforcement de la confiance en soi, l’estime de soi et la capacité à prendre des décisions éclairées.
Seynabou Mbaye, présidente du Conseil sénégalais des femmes, rappelle que « ce projet a été conçu parce que l’étude de base de PINGS a révélé une inégalité de genre persistante dans certaines régions. Selon des études de la FAO, 60 % des femmes en âge de procréation au Sénégal souffrent d’anémie, un problème de santé publique. Dans la région de Kaffrine, seuls 35 % des femmes ont accès aux soins de santé ».
Le projet prévoit de former au total 150 femmes dans les cinq régions d’intervention, soit 30 femmes par région. Celles-ci sont principalement des sages-femmes, des relais communautaires et des « badianu gokh ».
« Nous attendons qu’à l’issue de cette formation, leur leadership soit renforcé afin qu’elles puissent comprendre les problématiques qui existent dans notre société et trouver des stratégies pour surmonter les difficultés liées aux normes sociales concernant les relations entre hommes et femmes », a ajouté Seynabou Mbaye ».



