Sensibilisation sur la CDN et le Plan National d’Adaptation aux changements climatiques – Le CRD et le COMRECC de Fatick édictent une kyrielle de recommandions
Sensibilisation sur la CDN et le Plan National d’Adaptation aux changements climatiques - Le CRD et le COMRECC de Fatick édictent une kyrielle de recommandions

Africaleadnews – (Sénégal) Traduire les concepts techniques de la thématique climatique en langage plus simple pour faciliter l’appropriation et renforcer les capacités des acteurs pour bénéficier des financements climatiques.
Ce sont là quelques recommandations qui ont été formulées par les membres du comité régional de développement (CRD) et le comité régional des changements climatiques (COMRECC), en séance de formation sur la contribution déterminée au niveau national (CDN) et les financements climatiques, tenue du 17 au 19 février à Fatick.
Réunis dans la salle de conférence de la gouvernance de Fatick autour du gouverneur qui préside à la fois le CRD et le COMRECC, les participants composés des autorités administratives locales (le gouverneur, les préfets et sous-préfets), des représentants des collectivités territoriales, des représentants des forces de défense et de sécurité et différents chefs de service, ont exprimé, dans leur diversité, des préoccupations liées à la disponibilité de l’information sur les politiques climatiques. Les interventions à la suite des présentations séquencées sur la CDN à travers ses différentes composantes (Atténuation, Adaptation, Suivi, Rapportage et vérification, Mise en œuvre financière) suivi de celle sur les Plans Nationaux d’Adaptation (PNA) ont révélé l’insuffisance de capacités particulièrement en termes de mobilisation des financements climatiques.
« Il n’y a pas une question plus centrale que celle du changement climatique qui impacte nos populations. Pour prendre en charge ce phénomène au niveau local, il faut que les compétences soient renforcées », a souligné Ngoné Cissé, la gouverneure de la région de Fatick qui a invité le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique (METE) à renforcer la communication et donner l’occasion aux acteurs régionaux de s’approprier les politiques nationales sur les changements climatiques afin de pouvoir apporter leur concours aux communautés.
Elle a insisté sur la nécessité « d’impliquer les services techniques au niveau local en facilitant le transfert de l’information pour un suivi efficace des activités ».
Dans leurs exposés, les experts de la Direction du Changement Climatique, de la Transition Ecologique et des Financements Verts (DCCTEFV) et l’équipe des consultants du cabinet AWEIC FARMING ont souligné les impacts et vulnérabilité dans les secteurs visés par la CDN, les activités d’atténuation et les mesures prioritaires d’adaptation prévues. Les projets de marché carbone ont retenu l’attention de certains participants qui ont soulevé le potentiel des mangroves et des vasières en termes de capacité de séquestration de carbone (soulignant la capacité des herbiers marins à capter le carbone atmosphérique dans la région). Des intervenants ont soulevé l’idée de « projets » pour les collectivités dans le cadre de ce marché qui devrait appuyer le financement de l’adaptation tels que prévu par la contribution déterminée au niveau national (CDN).
Les procédures complexes mises en place par les différents mécanismes de financements climatiques notamment celui du fonds vert climat ont cristallisé les débats.
« Les griefs soulevés ici contre les mécanismes de financements climatiques (complexité des procédures) sont partout les mêmes, dans tous les pays éligibles à ces fonds. Malgré tout, notre pays est aujourd’hui parmi le top 5 des pays africains qui ont le plus bénéficiés des financements du fonds vert climat (16 projets +1). Il est donc possible de capter ce type de financement pour résoudre l’urgence des problèmes climatiques de nos régions », a lancé le chef de l’unité de rapportage et de suivi de la Direction du Changement Climatique, de la Transition Ecologique et des Financements Verts (DCCTEFV).
« Pour un suivi efficace de la mise œuvre de la CDN au niveau régional et pour appuyer le financement de projets et programmes, le COMRECC ( créé par décret DECRET n° 2011-1689 du 3 octobre 2011 portant création du Comité national sur les Changements climatiques) dont le secrétariat est assuré par la division régionale de l’environnement, doit être apte à jouer son rôle », a souligné l’expert de la DCCTEFV qui a rappelé les missions du COMRECC pour insister sur la nécessité de redynamiser cette instance dans l’intérêt de la région.
« Nous sommes prêts à accompagner le COMRECC pour qu’il retrouve son dynamise afin de jouer pleinement son rôle de catalyseur », a annoncé Balley Séye, coordonnateur du projet PARETS « Accroître la résilience des écosystèmes et des communautés à travers la restauration des bases productives des terres salées » du Centre de Suivi Ecologique (CSE) qui intervient dans la région de Fatick.
Le CRD et les ateliers de sensibilisation sur la CDN sont organisés dans le cadre des activités du Portefeuille thématique Climat Sahel (PTCS)-volet Sénégal, financé par le Royaume de Belgique et piloté par l’agence Belge de développement (Ebabel) avec l’appui technique du cabinet AWEIC FARMING.



