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Sénégal – Le ministre de l’Environnement préside la 1ère réunion du Comité de pilotage sur les préparatifs de l’IMPAC6
Sénégal - Le ministre de l'Environnement préside la 1ère réunion du Comité de pilotage sur les préparatifs de l'IMPAC6

Africaleadnews – (Sénégal) Le ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique a présidé vendredi la première réunion du Comité de Pilotage sur les préparatifs de l’organisation du sixième Congrès International sur les Aires Marines Protégées (IMPAC6).
Selon le ministre Daouda Ngom : « IMPAC est un rendez-vous d’une importance capitale des gestionnaires d’AMP et de leurs partenaires scientifiques et institutionnels. En cela, il sert de cadre de partage de bonnes pratiques et de retours d’expériences à travers la planète sur les moyens de renforcer la conservation des écosystèmes marins par une gestion effective et efficiente des AMP ».
Avant de « profiter de l’occasion pour adresser mes sincères remerciements aux représentants des pays organisateurs des précédentes éditions notamment, l’Australie, les USA, la France, le Chili et le Canada, en tant membres de ce Comité de pilotage, présents avec nous ici ou en ligne pour nous apporter leur expérience dans l’organisation de ce grand évènement.
Le Sénégal par ma voix, se félicite d’avoir été désigné, lors de IIMPAC5 à Vancouver en février 2023, pour organiser la prochaine édition en 2027 à Dakar ».
Cet événement se déroulant pour la première fois en Afrique et dans un pays du Sud, c’est donc au nom de l’Afrique que le Sénégal l’organisera, avec le soutien de l’ensemble des réseaux régionaux d’AMP du continent (RAMPAO’, MedPAN, WIOMPAN, etc.) et des conventions des mers régionales. L’Afrique est un continent où les enjeux cruciaux en matière de conservation marine et de développement de l’économie bleue constituent une priorité pour l’avenir de millions de personnes.
Notre pays l’ayant vite compris, a développé en quelques années un réseau appréciable de quinze (15) Aires Marines Protégées, cinq (05) réserves sous influence maritime et de quatre (04) parcs nationaux marins avoisinant ainsi un taux de couverture de près 6% de la zone économique exclusive du Sénégal.
En plus de cet existant, nous sommes aussi engagés dans la conservation marine hauturière avec comme objectif la mise en place de trois (03) Aires marines hauturières protégées d’ici à 2027 dont une transfrontière avec la Mauritanie.
La réussite du Congrès (IMPAC6) nécessite un important travail de préparation, centré sur une démarche inclusive, une bonne identification et implication des acteurs, la mobilisation de moyens adéquats et la réalisation en temps approprié des activités.
La rencontre des trois prochains jours revêt donc une importance capitale et nous avons un peu moins de deux ans devant nous pour relever le défi d’une parfaite organisation en capitalisant sur l’organisation d’évènements similaires tenus récemment ou en vue, comme le gème forum Mondial de l’Eau (en 2022) ou les Jeux Olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 ».
Pour rappel, l’impératif de protection et de gestion durable des ressources marines est d’une nécessité incontestable, face aux multiples pressions que subissent nos écosystèmes. Il est donc important d’avoir en ligne de mire, les défis majeurs qui devront guider nos réflexions et orienter les travaux préparatoires de I’IMPAC6. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer : L’atteinte des objectifs 30×30 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal ; l’entrée en vigueur et la mise en application de l’Accord sur la
Biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ*) ; l’extension et la gestion des réseaux d’AMP notamment à l’échelle des zones économiques exclusives et vers les eaux internationales, avec l’appui des organisations de coopération et les conventions des Mers régionales ; l’urgence climatique et ses impacts sur les écosystèmes marins ; la conciliation entre conservation et développement dans le cadre de l’économie bleue.
Dans ce contexte exigeant, IMPAC6 devra être bien plus qu’un cadre d’échange scientifique et technique. Il devra constituer un véritable levier pour l’accélération des engagements internationaux en faveur des AMP et de la gouvernance des océans.
Cette rencontre marque le point de départ opérationnel de la préparation d’IMPAC6 que je voudrais vous réitérer ici, que le Sénégal » dit-il.



