A la uneDroits de l'hommeGenre

Les chiffres sont alarmants. Au moins 200 millions de filles sont mutilées chaque année dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies (ONU)

Les chiffres sont alarmants. Au moins 200 millions de filles sont mutilées chaque année dans le monde, selon l'Organisation des Nations unies (ONU)

Les chiffres sont alarmants. Au moins 200 millions de filles sont mutilées chaque année dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). Sur 15 femmes excisées, 5 sont mortes. 
 
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales féminines célébrée ce mardi 6 février 2024, le collectif « And disso Sénégal » (ADIS) informe qu’au Sénégal, ce phénomène est encore pratiqué sur la partie sud-est du pays. Ce collectif mène, depuis des années, une campagne nationale pour lutter contre cette pratique néfaste et nuisible pour la santé sexuelle des filles. Le combat de cette organisation est de freiner entièrement cette pratique et accompagner les filles mutilées à faire une chirurgie afin de retrouver le plaisir et la santé sexuelle. ‘’Il est impératif pour le mouvement des femmes et les activistes féministes de promouvoir et renforcer une action préventive coordonnée et durable dans le temps, impliquant la communauté. Nous mettons l’accent sur les conséquences de la mutilation génitale féminine, qui impacte non seulement la santé émotionnelle des femmes et des filles, mais crée également des situations dangereuses pour leur santé, pouvant même entraîner la mort. Les conséquences les plus directes sont les hémorragies, le choc septique, les infections », a fait savoir Madame Ndir.
 
D’après l’organisation, les mutilations génitales font partie des facteurs majeurs de la déperdition scolaire. Le taux d’abandon scolaire chez les filles touchées est élevé et est nuisible à leur avenir personnel et communautaire.
 
Le collectif « And disso Sénégal » dénonce les mutilations génitales féminines médicalisées. Cela, dit-il, impacte non seulement la santé émotionnelle des femmes et des filles, mais il crée également des situations dangereuses pour leur santé, pouvant même entraîner la mort. « Nous dénonçons le fait que dans certains pays, la mutilation génitale féminine est pratiquée dans des établissements de santé. Une sur quatre des survivantes à l’échelle mondiale ont été mutilées par des personnes travaillant dans le domaine médical, ce qui constitue une violation de l’éthique médicale car médicaliser la mutilation lui confère légitimité et impunité dans le domaine de la santé », informe Mme Ndir. 
 
 
 
Pour lutter contre ce fléau, les femmes exigent des politiques et des lois visant à éradiquer la mutilation génitale féminine notamment la Constitution du Sénégal (art 7), la loi 99-05 du 29 janvier 1999 et la loi 2005-18 du 5 août 2005 (299 bis) relative à la santé de la reproduction (art 4) soient respectées. « Nous demandons que les filles exposées au risque de mutilation aient accès à des soins appropriés, gratuits, de qualité et empreints de chaleur humaine, tout en favorisant la prise en charge communautaire dans les actions de prévention et d’éradication de cette oppression », invitent les femmes. 
 
 
Face à la gravité de la situation, les mouvements des femmes et les activistes féministes sont invitées à promouvoir et à renforcer une action préventive coordonnée et durable dans le temps, impliquant la communauté avec une reconnaissance de la voix et une représentation propre des femmes et des filles.

Africaleadnews

www.africaleadnews.com: Votre site pour la PROMOTION DU LEADERSHIP AFRICAIN

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page