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Ressources halieutiques : une chercheure rappelle l’importance de la maîtrise des données statistiques

Ressources halieutiques : une chercheure rappelle l’importance de la maîtrise des données statistiques

La maîtrise des données statistiques des ressources halieutiques et des captures est l’un des outils permettant d’assurer une gestion durable de celles-ci, a indiqué, jeudi, Jessica Gephart, professeure à la Faculté des sciences aquacoles et de pêche de l’Université de Washington.

»Parmi les aspects importants pour une gestion durable des ressources halieutiques, il y a la maîtrise des données statistiques et des quantités de captures », a dit Mme Gephart lors d’un entretien accordé à l’APS.

Elle estime que « la maîtrise des stocks de ressources halieutiques et des quantités de captures constituent la pierre angulaire d’une gestion durable des ressources halieutiques’’.

Jessica Gephart, qui effectue une mission de deux jours au Sénégal, fait partie d’un groupe de six émissaires scientifiques choisis par le gouvernement américain pour valoriser les échanges scientifiques entre les Etats-Unis et d’autres pays dans le monde, dont le Sénégal et la Gambie pour l’Afrique de l’Ouest.

En plus d’appuyer la collecte de données statistiques,  »il faudra réfléchir à la gestion des stocks », a-t-elle suggéré, rappelant que « le poisson ne connaît pas de frontière ». C’est selon elle ce qui souligne « l’importance d’une coopération régionale ».

Elle appelle les populations et les pécheurs locaux à adhérer aux politiques de gestion durables qui ont été initiées.

Jessica Gephart a indiqué qu’au cours de son séjour au Sénégal, elle va rencontrer des scientifiques travaillant dans le domaine de l’évaluation des stocks de poissons et des ressources halieutiques de manière générale.

Elle dit avoir rencontré des femmes transformatrices de ressources halieutiques du comité local de pêche artisanale (CLPA) de Yoff (Dakar), des membres du gouvernement sénégalais et de la société civile, ainsi que des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, plus précisément de l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture.

Pour son premier voyage au Sénégal, elle dit apprécier l’engament de plusieurs acteurs scientifiques  dans la conservation des ressources halieutiques.

Elle a expliqué que l’objectif visé par ces échanges est de prendre connaissance des recherches au Sénégal dans le domaine de la conservation des ressources halieutiques mais également de voir les efforts à déployer en matière de gouvernance des pêches.

‘’Je suis dans un processus d’apprentissage du mode de gouvernance des pêches, tout en apportant ma contribution à l’élaboration de politiques de conservation des ressources halieutiques du Sénégal à partir de mon expérience personnelle et scientifique », a-t-elle déclaré.

Le séjour de la chercheure américaine prend fin jeudi. Après le Sénégal, elle se rendra en Gambie.

APS

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