
Le Président de l’Union Sacrée pour le Développement de Mbour (USDM) Arona Meissa Fall tend la main à la communauté Mandingue de Mbour et à toute la population à quelques mois des élections législatives du 17 Novembre 2024.
Aujourd’hui, il n’y a pas une minute qui se passe sans pour autant que l’on entende parler de drame causé par l’immigration. Aujourd’hui, il n’y a pas une minute qui se passe sans pour autant que l’on entende parler de violence gratuite. Aujourd’hui, il n’y a pas une minute qui se passe sans pour autant que l’on entende parler de confrontation entre l’état et la souveraineté populaire, l’Etat, au nom du monopole de la violence légitime et le peuple, au nom de la légitime défense.
Les politiques sociales et publiques ne sont plus en adéquation avec les besoins des populations. Les inégalités sociales se creusent partout dans le monde. Les solidarités entre les nations s’amenuisent. Les institutions financières devenues des prédatrices des valeurs d’entraide et de philanthropie prennent le dessus.
Les institutions financières prennent le dessus sur les pays du sud et du Tiers monde. Nous sommes dans le troisième millénaire et en 2025, l’humanité en comptabilisera un quart de siècle et pourtant aucun changement, malgré le Printemps Arabe et l’éveil politique dans l’Afrique subsaharienne. Nous faisons le triste constat de l’échec des professionnels de la politique ainsi que de celui des progressistes. Tous sont sous l’emprise du capitalisme, lequel absorbe le socialisme.
Partout dans le monde nous sentons la disparition du service public qui se manifeste par des déserts médicaux et paramédicaux. Les années gagnées en espérance de vie perdent leur vitesse de croisière avec la résurgence de nouvelles maladies et le manque de moyen et de volonté politique pour le développement de la recherche.
L’impérieuse nécessité des peuples de créer une autodétermination à travers la cristallisation des compétences, des intelligences, des moyens pour une ingénierie sociale est une évidence. Mbour, ma ville ! Elle est connue et reconnue pour ses singularités, à savoir sa beauté envoutante, concurrençant le firmament, cette capitale du tourisme balnéaire, troisième port de pêche artisanale, fer de lance de la négritude senghorienne mais encore mieux, sa communauté mandingue, devenue aujourd’hui l’aorte du vivre ensemble. Cette communauté sous le génie protecteur qu’est le Kankouran, est partie des profondeurs du Gabou avec cette louange du Silao-kandema qui a frayé le chemin jusque dans l’épicentre des cultures universelles (l’UNESCO).
Ce patrimoine mondial est une alternative aux différents maux qui détruisent le vivre ensemble. A travers le Kankouran, c’est l’université d’Afrique qui circonscrit autour d’un « pacte du sang », des jeunes de la même génération, un mois durant, en conclave, pour leur inculquer les valeurs cardinales de la société : une solidarité inconditionnelle, un dialogue intergénérationnel, un respect de l’ordre établi et une équité, bref les éléments constituant de la citoyenneté.
L’école sénégalaise, qui aujourd’hui a besoin de revoir son contenu, doit s’en inspirer, s’approcher de cette communauté pour que ressurgissent les éléments inhérents à notre tradition. Sur le plan sécuritaire, sur la période de septembre, la ville de Mbour est la plus sécure du Sénégal. Les initiés (Selbés) deviennent des agents de prévention et d’intervention. Les statistiques montrent qu’à cette période vols et cambriolages sont inexistant. Sur le plan culturel, la communauté Mandingue est tentaculaire, elle regroupe toutes les autres communautés.
Cette culture du partage, de l’entraide, de l’enracinement et de l’ouverture aux autres communautés (Sérère, Poular, Diolas, Bambara, Wolof, Lebou) réinvente la Grèce homérique. Avant l’évènement, la Mairie et le Ministère de la Culture devraient créer un symposium sur l’histoire des Mandingues et du Kankouran afin de garder le caractère sacré de la tradition mais également créer une foire des communautés mbouroises afin de relancer l’emploi dans les métiers de bouche ou pour les intermittents du spectacle.
Actuellement, le tourisme est en chute libre. Le kankouran serait un levier extraordinaire pour relancer ce secteur. Mbour est la seule commune de la sous-région qui pendant un mois reçoit un million de personnes. Quel impact sur le tourisme local ! Aujourd’hui l’Etat est en recherche d’idées, de propositions pour combattre l’inflation mais surtout pour faire face aux multi nationales qui viennent asphyxier le petit commerce.
Pourquoi ne pas envisager un concept de boutique, « le Mandinco », une boutique de référence, qui ferait de l’alimentaire et une boulangerie, qui trouveraient leurs clients auprès des Selbés et leurs familles. Ce serait une alternative contre l’immigration clandestine, contre le sans-emploi et dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises, les bénéfices viendraient appuyer les familles pendant les festivités.
Cette communauté devrait se mettre aussi au profit de la santé, en créant une mutuelle mandingue avec des cotisations pour sa propre sécurité sociale. Ce principe ouvrirait une offre de formation voire une banque de développement communautaire. Sur le plan sportif, le Diambadong est une randonnée pédestre qui incite le troisième âge à la pratique sportive en combattant certaines pathologies comme l’obésité ou le diabète.
Le ministère de la santé devrait subventionner ce Diambadong pour bien diagnostiquer de façon synoptique les maladies longues durées. Les clubs fars de la ville, le Stade de Mbour et Mbour Petite Côte doivent s’appesantir sur le Diambadong pour créer un club de supporters à l’image de « Allez Casa ». Mbour a les paramètres pour devenir une « Silicon Valley » de l’Afrique de l’Ouest, constituée de multiples startup, petites et moyennes entreprises.



