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Transfert de technologies et innovations vertes : Le Sénégal mise sur l’expertise autrichienne

Transfert de technologies et innovations vertes : Le Sénégal mise sur l’expertise autrichienne

« Les technologies vertes made in Austria : une opportunité gagnant-gagnant pour le Sénégal et l’Autriche ». Tel est le thème de la matinée-conférence que l’Ambassade de l’Autriche au Sénégal a organisée, ce mercredi 25 mai, à Dakar, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et du Développement Durable du Sénégal. Il s’agit ici, d’une rencontre au cours de laquelle le directeur de l’Environnement et des Etablissements classés, Baba Dramé, a présenté la stratégie verte du Sénégal. Les financements verts ont été également exposés ainsi que des rencontres B2B organisées.
 
Venu présider la rencontre en présence de Madame Gerlinde Paschinger, ambassadeur d’Autriche au Sénégal, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, a exprimé l’espoir que l’Etat fonde sur l’expertise autrichienne. « Nous sommes conscients pour une relance à la fois verte et inclusive. Il est impératif que les plans de relance post-Covid-19 intègrent les impacts climatiques à court et long terme et débloquent des solutions technologiques et financières appropriées. Le secteur privé doit être au cœur de cette opportunité. Nous fondons beaucoup d’espoir sur l’expertise autrichienne dans le transfert de technologies et innovations vertes », a souligné Amadou Lamine Guissé.
Il ajoute : « Il me plaît de constater que la rencontre de ce matin, coïncide avec la structuration du PSE vert. Le processus déjà entamé, dans le cadre de cette structuration a permis de retenir six secteurs prioritaires pour un investissement à impact vert à savoir : Énergie, Industrie, Agriculture, la Foresterie, Eau et Assainissement et Urbanisme/Construction ».
 
A côté de ces initiatives, le représentant du ministre Abdou Karim Sall soutient que le Sénégal se positionne en Afrique subsaharienne comme leader dans la transition énergétique, le transport durable et l’agriculture résiliente. Des résultats qui, selon lui, sont obtenus grâce à un cadre attractif et des mécanismes de soutien à l’investissement vert.
 
A ce titre, Amadou Lamine Guissé a invité le secteur privé autrichien à saisir les nombreuses opportunités offertes par l’investissement vert au Sénégal. « Agir contre les impacts des changements climatiques et, plus généralement la protection de l’environnement, nécessite un important effort d’investissement. Vous convenez avec moi qu’il n’est nullement nécessaire de rappeler les importants besoins de financement du secteur de l’environnement, compte tenu de sa complexité croissante et de la multiplicité des crises écologiques », a-t-il souligné.
 
Avant de signaler que la mise en œuvre, juste, de la CDN est estimée à un coût de 13 milliards de dollars US dont 8,7 milliards dédiés à l’atténuation et 4,3 milliards US à l’adaptation ; et va nécessiter d’importants moyens financiers, humains et technologiques de la part du Sénégal, mais aussi de l’appui de la communauté internationale afin de permettre des réductions encore plus significatives d’émissions de GES.
 
Pour y arriver, il estime qu’il est urgent d’œuvrer avec « plus d’efficience », en collaboration avec l’ensemble des acteurs public et privé, aux verdissements des projets en attirant de nouveaux types d’investisseurs. Et le secteur privé autrichien demeure des partenaires privilégiés dans ce sens.
 
Dans le domaine des technologies vertes, l’Autriche est un pays pionnier. En effet, en 2020, 78,2% de la production d’électricité autrichienne provenait de sources d’énergie renouvelable, faisant du pays le leader actuel de l’Union européenne. Selon la conseillère commerciale d’Autriche, le Sénégal est en « bonne voie de développement industriel et économique et poursuit une stratégie verte ambitieuse dans laquelle l’Autriche peut s’impliquer ».
 
 
Au-delà des présentations des sociétés autrichiennes, plusieurs interventions d’organismes sénégalais ont été exposées, entre autres, de la part du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du directeur général du cabinet EDE international.
  Seneweb.com

 

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