
Au Sénégal, la prévalence de la maladie rénale est estimée à 4,3 % de la population. Soit environ 774 000 personnes (Enquête STEPS 2024). Chaque année, 2 000 à 4 000 patients atteignent les stades 4 et 5 nécessitant une thérapie de suppléance.
Il ressort aussi de l’analyse des données que 980 patients sont actuellement en hémodialyse régulière ; 53 en dialyse péritonéale ; et 4 ont bénéficié d’une transplantation rénale.
Tandis qu’environ 1 000 malades sont en attente d’un traitement de suppléance.
« Le Sénégal compte 40 centres d’hémodialyse (26 publics et 14 privés) avec 446 générateurs fonctionnels. Ces progrès s’expliquent par : la gratuité de la dialyse dans le secteur public depuis 2013, avec un budget annuel de 5,2 milliards de FCFA pour l’achat des kits. L’ouverture progressive de centres dans toutes les régions (2 en 2010, 40 en 2024) ; le renforcement des ressources humaines (152 agents déployés, 60 boursiers en formation) ; des conventions avec le privé pour accroître l’offre ; la création du Conseil national du don et de la transplantation et l’élaboration d’un plan national de lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) sont autant de progrès », liste M. Diop.
La prévention et la transplantation
Malgré ces avancées, les autorités reconnaissent que le plus grand défi reste la prévention. Cela passe par la sensibilisation des populations, le dépistage précoce et la prise en charge efficace des MNT, en particulier du diabète et de l’hypertension.
Toujours selon le directeur de la lutte contre la maladie, la transplantation rénale reste également un défi majeur en Afrique subsaharienne, malgré quelques avancées.
« Le ministère de la Santé travaille actuellement à renforcer ce volet crucial pour assurer une meilleure qualité de vie aux patients en insuffisance rénale terminale », dit-il.
Ainsi, les résolutions issues de ce congrès seront partagées avec les autorités sanitaires des pays participants. L’objectif : bâtir une feuille de route commune pour une meilleure prise en charge des maladies rénales en Afrique, fondée sur la solidarité, la mutualisation des ressources et l’innovation dans les pratiques.



