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Intégration des enjeux climatiques dans les budgets nationaux : Dakar abrite un atelier sur la budgétisation sensible au climat

Intégration des enjeux climatiques dans les budgets nationaux : Dakar abrite un atelier sur la budgétisation sensible au climat

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Les 22 et 23 octobre 2026, la capitale sénégalaise accueille un atelier de partage consacré aux résultats d’une étude d’envergure sur la budgétisation sensible au climat au Sénégal. Initié par l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), entité affiliée à la CEDEAO, avec l’appui du Fonds Vert pour le Climat, cet atelier vise à doter l’État de mécanismes financiers soutenables pour faire face au dérèglement climatique.

L’événement a été ouvert par El Makhtar Diallo, chef de division à la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts.

La vision politique : Traduire les engagements en choix budgétaires

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, El Makhtar Diallo a rappelé l’urgence d’aligner les actes financiers nationaux sur les objectifs environnementaux globaux :

Mise en œuvre concrète : « Une ambition climatique ne vaut que par les résultats qu’elle produit. Nos engagements ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils se traduisent en décision publique, en investissements pertinents et en amélioration concrète pour nos populations », a-t-il déclaré.

Secteurs vulnérables exposés : Les dérèglements climatiques pèsent lourdement sur l’économie nationale, menaçant la productivité de piliers stratégiques tels que l’agriculture, la pêche, l’élevage et la foresterie.

Le défi des financements : Réorienter les dépenses sans alourdir le budget

Face à l’immensité des besoins financiers évalués à 290 milliards de dollars US pour l’ensemble de la région CEDEAO et au contexte mondial de raréfaction des ressources :

L’option du redéploiement budgétaire : L’économiste et consultant Amady Gnagna Cissé a démontré qu’il est possible d’intégrer l’action climatique dans le budget national à enveloppe constante, par une réallocation intelligente des dépenses existantes.

L’exemple de l’agriculture verte : Prenant le cas du secteur agricole, M. Cissé suggère de réorienter les subventions étatiques actuellement allouées aux engrais chimiques (générateurs de CO2) vers la promotion du compost organique, une solution à faible empreinte carbone et à fort impact préventif.

Djibril Diop

Africaleadnews

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