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Gabon : Dérives sur les réseaux sociaux, l’UPG-L recadre la CNDPC et pointe des vices de procédures

Gabon : Dérives sur les réseaux sociaux, l'UPG-L recadre la CNDPC et pointe des vices de procédures

AFRICALEADNEWS – (Gabon) La communication de la Commission nationale pour la démocratie et la participation citoyenne (CNDPC), le 11 août 2026, appelant à des sanctions pénales contre les violentes attaques de l’activiste Landry Mbeng visant le chef de l’État et ses proches, a fait sortir du bois l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPG-L). Par la voix de son président David Mbadinga, la formation politique pointe du doigt un manquement au principe de collégialité et interroge la conformité juridique d’une prise de position jugée solitaire au sein d’un organe dont l’assemblée plénière n’est pas encore formellement installée.

L’UPG-L rappelle d’entrée de jeu que le fonctionnement régulier de la jeune institution doit être la priorité absolue. « L’Assemblée plénière de la CNDPC n’est pas encore constituée conformément à la loi », observe David Mbadinga, rappelant que les partis légalement reconnus n’ont pas encore désigné leurs représentants. Le dirigeant politique insiste sur la frontière essentielle entre la gestion d’un bureau et la prise de décision collective, soulignant que « la collégialité est une garantie contre la personnalisation des institutions ». Pour le leader du parti, l’organe délibérant ne saurait être relégué au second plan : « en tant que Président de l’UPG-L et représentant d’un parti légalement constitué (…), je considère qu’il serait contraire à l’esprit même de cette institution que son Assemblée plénière soit réduite à un rôle symbolique ».

Tout en désapprouvant les invectives et la diffamation en ligne, la formation d’opposition s’inquiète des risques de dérive liberticide et du franchissement du rôle imparti à la CNDPC. « Dans une République démocratique, la protection de la personne du Président ne saurait être confondue avec l’interdiction de critiquer son action publique », met en garde l’auteur du communiqué. David Mbadinga souligne par ailleurs que la puissance publique dispose d’organes dédiés et qu’« une institution de dialogue démocratique ne saurait se substituer aux juridictions ou au ministère public ». Soucieux d’éviter toute dérive autoritaire, il résume les termes du débat : « la lutte contre les dérives des réseaux sociaux doit donc être menée dans le respect simultané de deux exigences : protéger les citoyens contre les abus numériques et protéger les citoyens contre l’arbitraire ».

Face à ce qu’elle perçoit comme une confusion des rôles, l’UPG-L réclame désormais des clarifications formelles sur les bases juridiques qui ont motivé la prise de parole du 11 août dernier. « Une demande simple : faire vivre la collégialité », réclame l’homme politique, appelant à préciser de manière urgente la portée des compétences de la présidence de la commission.

En rappelant ainsi les règles fondamentales du droit institutionnel, l’UPG-L avertit qu’une démocratie ne se fortifie pas en haussant le ton, mais en se conformant strictement aux procédures qui fondent sa propre légitimité.

Vigny Ngami-Tsiba

 

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