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Gabon : Albert Ondo Ossa exige la libération immédiate d’Alain-Claude Bilie-By-Nze

Gabon : Albert Ondo Ossa exige la libération immédiate d’Alain-Claude Bilie-By-Nze

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le candidat consensuel de l’opposition en 2023 vient de joindre sa voix à plusieurs autres personnalités de l’opposition gabonaise qui se sont élevées pour condamner l’incarcération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. Depuis Paris, le professeur Albert Ondo Ossa dénonce une procédure qu’il juge arbitraire et dangereuse pour la stabilité du pays, alors que l’ancien Premier ministre a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville le 16 avril 2026.

Le transfèrement à « Sans-Famille » de celui qui fut le dernier chef du gouvernement d’Ali Bongo provoque une onde de choc qui dépasse les clivages partisans habituels. Inculpé pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie, Alain-Claude Bilie-By-Nze voit désormais sa détention contestée par le professeur Albert Ondo Ossa. « C’est avec consternation que j’ai appris la mise aux arrêts de l’ancien Premier Ministre Alain Claude Bilie-By-Nze dans des conditions inacceptables et pour des motifs fallacieux », s’est indigné l’universitaire dans un communiqué daté du 19 avril.

Le cœur de la contestation d’Ondo Ossa repose sur la nécessité de garantir l’intégrité de l’appareil judiciaire gabonais, qu’il estime instrumentalisé dans cette affaire. « Le Gabon aspire à une véritable démocratie où prévaut la séparation des pouvoirs, avec un pouvoir judiciaire libre qui rende une justice juste et équitable », a-t-il rappelé. Pour lui, l’emprisonnement de l’ancien Premier ministre pour des faits qualifiés de mineurs par ses partisans ne respecte pas ces standards fondamentaux et fragilise l’équilibre institutionnel du pays.

Face à la montée des tensions, celui qui se considère toujours comme le véritable choix des électeurs en 2023 réclame un acte fort de la part des autorités. « En ma qualité de démocrate et de Président élu, je condamne fermement une telle dérive et invite les autorités à se ressaisir et à faire prévaloir le droit, en procédant à sa libération immédiate », a-t-il martelé. Il voit dans cet élargissement une opportunité de détente indispensable alors que « cela constituerait par ailleurs un signe d’apaisement dans un climat politique particulièrement tendu », a-t-il conclu.

En plaçant le respect des procédures légales au-dessus des anciennes rancœurs, le professeur cherche à s’imposer comme le garant moral d’une justice qui ne doit plus être utilisée comme une arme de coercition. Cette prise de position en faveur d’un ancien adversaire politique illustre la recomposition des lignes de fracture à Libreville, où l’exigence d’un État de droit semble désormais primer sur les querelles du passé.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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