
AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Ancienne maire de Rufisque-Est et présidente de l’ONG Femidek, Mme Ngone Ndoye porte une voix forte sur l’avenir du continent. Pour elle, l’intégration africaine ne se fera pas uniquement par les sommets diplomatiques, mais par la base, les collectivités territoriales et l’usage rigoureux des données d’évaluation.
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L’Union, condition sine qua non de la force africaine
Dans un monde où les regroupements régionaux dictent la puissance économique et politique, l’Afrique ne peut rester en marge. Mme Ndoye est catégorique : l’intégration est l’unique chemin vers le « concert des nations ». Cependant, elle apporte une nuance fondamentale : cette union doit être territoriale.
« L’intégration se fait au niveau local d’abord. C’est l’intégration par les peuples qui doit être notre boussole », affirme-t-elle avec conviction.
La donnée locale : le miroir des besoins réels
Au cœur de cette dynamique, un outil souvent sous-estimé : la donnée. Selon l’expérience de la présidente de Femidek, les informations issues des communautés de base sont les plus crédibles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont les seules à refléter fidèlement les besoins réels et les aspirations des populations.
Pour Mme Ndoye, les collectivités territoriales ont un rôle crucial à jouer : Comprendre les enjeux locaux à travers des chiffres précis. Accompagner la collecte d’informations au plus près du terrain. Transformer ces données en leviers de souveraineté.
De l’évaluation à la souveraineté
L’un des points forts de son intervention réside dans la distinction entre contrôle et progrès. Elle insiste sur le fait que l’évaluation n’est pas un « audit » punitif, mais un outil de pilotage. Dans un contexte où la coopération internationale se fragilise, l’Afrique doit apprendre à porter ses propres politiques et son économie.
L’évaluation devient alors une arme pour l’homme politique : elle permet de prouver l’efficacité des actions menées et de corriger les trajectoires pour plus d’impact.
Un partage d’expertise pour demain
Forte de son expérience à la tête de l’exécutif local, Mme Ndoye appelle à une synergie entre les élus et les experts en recherche de données. En croisant le regard du politique avec la rigueur des cadres de l’évaluation, l’Afrique peut enfin bâtir une stratégie de développement endogène, solide et surtout, souveraine.


