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Gabon : le cri du cœur des quatre ex-grévistes de la faim de la tribune du bord de mer  

Gabon : le cri du cœur des quatre ex-grévistes de la faim de la tribune du bord de mer  

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Plus d’un an après leur action coup d’éclat pour soutenir l’actuel chef de l’État, les quatre anciens activistes de Libreville dénoncent des détournements de fonds opérés en leur nom par des tiers et réclament une réhabilitation officielle.

L’amertume a remplacé l’euphorie de la victoire sur les rives de l’Estuaire. Claude Koumba Moussavou, Marcel Biko’o Moussavou, Auxance Mefoughe et Dimitri Nze, qui avaient observé dix jours de jeûne en février 2025 pour porter la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema, se disent aujourd’hui victimes d’une vaste supercherie. Dans une missive ouverte datée du 7 avril 2026, ces figures de l’engagement citoyen révèlent que des individus se seraient fait passer pour leurs mandataires afin de percevoir des fonds auprès de la Présidence, alors qu’ils croupissent eux-mêmes dans la précarité.

Le groupe pointe une situation devenue socialement insupportable, révélatrice des courtisaneries qui parasitent souvent les trajectoires politiques sur le continent. « Nous avons appris avec stupéfaction que des individus se seraient servis de notre nom pour percevoir indûment des fonds venant de vous », écrivent-ils au chef de l’État. Ils citent notamment le nom d’Aurélien Mintsa Mi Nguema, dont le silence persistant face à leurs sollicitations alimente leurs soupçons. Les ex-grévistes tiennent à clarifier leur situation : au-delà de quelques bons alimentaires reçus publiquement en 2025, ils n’ont bénéficié d’aucun avantage financier.

Cette confusion les expose désormais à « l’humiliation et au discrédit » au sein de la société gabonaise, leurs proches étant convaincus qu’ils ont été grassement récompensés pour leur zèle passé. « Beaucoup parmi nous connaissent d’énormes difficultés au plan social et économique », rappellent-ils pour souligner le décalage avec l’opinion publique. Pour ces citoyens, le poids de cette fausse image de « parvenus » est devenu un fardeau quotidien, entachant l’intégrité d’un acte qu’ils disent avoir posé par pure « foi républicaine ».

En interpellant directement le sommet de l’État, les quatre signataires ne réclament pas de prébendes, mais la manifestation de la vérité. « Nous demandons simplement que justice sociale soit faite et que notre honneur soit restauré », plaident-ils. Ce dossier, qui secoue la capitale gabonaise, met en lumière les défis de la transparence et de la reconnaissance des acteurs de la société civile dans les processus de changement en Afrique. Ils espèrent désormais que la présidence saura distinguer les patriotes sincères des intermédiaires opportunistes.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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