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Gabon : les magistrats face aux dérives verbales de Geoffroy Foumboula Libeka

Gabon : les magistrats face aux dérives verbales de Geoffroy Foumboula Libeka

AFRICALEADNEWS- (Gabon) Réuni en assemblée générale extraordinaire le 16 mars, le Syndicat national des magistrats du Gabon  (Synamag) a fermement dénoncé les propos du 2e vice-président du Conseil économique,  social,  environnemental et culturel (CESEC), jugeant ses excuses de la veille « insincères et contraintes » après la mise en cause frontale du corps judiciaire.
Malgré la conférence de presse organisée la veille par Geoffroy FoumboulaLibeka,  pour tenter d’apaiser les tensions, le Synamag reste inflexible. Pour son président, Landry Abaga Essono, qualifier les magistrats de « malades mentaux » constitue une « dérive verbale sans précédent » qui porte « une estocade à l’un des piliers de notre État de droit ».
Le syndicat a rejeté les tentatives de conciliation de l’acteur politique. « Le caractère manifestement insincère, laborieux et contraint de ces excuses n’a échappé à personne », a martelé le leader syndical. Tout en rappelant que le magistrat est « un justiciable comme tout citoyen » s’il commet des fautes, il a exigé que toute accusation soit désormais « établie au moyen de preuves incontestables » pour ne pas basculer dans la diffamation ou la propagande.
Bien qu’aucune poursuite immédiate n’ait été lancée par une « mansuétude qui les honore », le Synamag prévient que la patience des magistrats a atteint ses limites. Landry Abaga Essono a lancé un avertissement solennel à l’endroit de Geoffroy Foumboula Libeka et de toute autre personnalité : la prochaine atteinte à l’honneur de l’institution déclenchera une « riposte immédiate et sans appel ». Selon lui, la loi s’appliquera désormais avec rigueur, « derrière chaque titre et chaque fonction ».
Cette assemblée générale marque une volonté de restauration de l’autorité judiciaire. « Désormais, chaque attaque contre l’institution judiciaire sera traitée comme un acte de sédition contre l’État de droit », a conclu le président du Synamag. Le message de fermeté est désormais clair : le corps judiciaire ne tolérera plus d’être utilisé comme un exutoire public.
Vigny Ngami-Tsiba

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