
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Le ministère de l’Éducation nationale et de l’instruction civique a décidé de suspendre à titre conservatoire le secrétaire permanent du Secrétariat d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle (SOSUP), Jérémie Mikombo. La décision, rendue publique à travers une note d’information signée le 8 mars 2026 par le secrétaire général du ministère, intervient dans un contexte de tensions autour des procédures d’orientation scolaire.
Selon le document officiel, cette mesure fait suite à la diffusion d’une note invitant les chefs d’établissements primaires à poursuivre les procédures d’orientation des élèves de 5ᵉ Année, instruction jugée contraire à un arrêté ministériel adopté le 19 février 2026 modifiant les modalités de calcul des moyennes et les conditions d’admission en classe de sixième dans les établissements d’enseignement secondaire.
La note évoque également des « sorties médiatiques récurrentes et intempestives » effectuées sans autorisation préalable de la hiérarchie, des agissements interprétés par l’administration comme susceptibles de créer un climat de défiance et d’insubordination à l’autorité établie.
Pour justifier cette décision, le ministère rappelle les dispositions du code de déontologie de la fonction publique, notamment la loi n°14/2005 du 8 août 2005, qui impose aux agents publics l’obligation d’exécuter loyalement les instructions de leurs supérieurs hiérarchiques. Le texte souligne également les dispositions du statut général des fonctionnaires, qui sanctionnent les cas d’insubordination ou de négligence manifeste dans l’exercice des fonctions.
Au regard de ces éléments, et sur instruction de la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Jérémie Mikombo est suspendu de ses fonctions à titre conservatoire. La décision s’accompagne d’une interdiction d’accès aux locaux abritant les services du SOSUP jusqu’à nouvel ordre.
Cette mesure administrative intervient alors que le système éducatif gabonais connaît plusieurs débats autour de la réforme des mécanismes d’évaluation et d’orientation scolaire. Reste désormais à savoir quelles suites administratives ou disciplinaires pourraient être engagées à l’issue de cette suspension provisoire.
Christelle Besseghe



