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Fodé Fall SG du METE: « Si rien ne change d’ici 2050, nous aurons plus de plastiques que de poissons dans nos océans »

Fodé Fall SG du METE: "Si rien ne change d'ici 2050, nous aurons plus de plastiques que de poissons dans nos océans"

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Le Sénégal a célébré de manière décalée la 53ème édition de la Journée Mondiale de l’Environnement.

Celle-ci est fixée le 5 juin de chaque année par l’ONU et cette tradition remonte déjà à 1972.

La plage de Hann Bel-Air, symbole de la dégradation de l’environnement marin et côtier, a été choisie pour abriter la cérémonie.

Le thème de cette année s’est lancé un défi majeur: mettre fin à la pollution plastique.

Les officiels, de par leur présence effective et massive, ont affiché toute l’importance qu’il accordent à une telle Journée.

Les représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères concernés ont côtoyé Babacar Mbengue le maire de la commune de Hann-Bel-Air, hôte de cette cérémonie aux relents quelquefois festifs.

Fodé Fall, en sa qualité de secrétaire général du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique, y a pris part au nom du professeur Daouda Ngom retenu par l’immanquable conseil des ministres hebdomadaire.

Partenaires techniques et financiers du Sénégal, associations et entreprises œuvrant dans le domaine de la lutte pour la préservation d’un environnement sain ont tenu à répondre à cet appel.

Se succédant au pupitre, les différents orateurs ont attiré l’attention de l’assistance (600 personnes environ) aux dommages quasi-irréparables causés par le péril plastique.

Ainsi, l’on a appris que sur les 400 millions de tonnes de déchets plastiques que génère annuellement notre planète, la moitié serait à usage unique.

N’étant utilisées qu’une fois, ces matières plastiques n’ont donc qu’une fonction: contribuer grandement à allonger les montagnes de déchets plastiques dans et autour de notre environnement immédiat.

Et comme pour noircir davantage ce tableau déjà si sombre, 10% seulement de ces centaines de millions de tonnes arrivent à décrocher une seconde vie par le biais du recyclage.

Plus grave, les plastiques qui se retrouvent en mer sont tout bonnement relégués au rang de nourriture par les espèces marines.

Pêchées et consommées à leur tour, ces mêmes matières dont on connaît la résilience, logent au sein des corps humains.

Facile d’imaginer le reste, la santé humaine en prend un sacré coup!

S’agissant du plastique abandonné sur le sol, il compromet la richesse de la terre au plan agricole notamment mais pas seulement.

Des pas de danse traditionnelle exécutés sur ces terres léboues ont agréablement interrompu par moment l’évènement comme pour rappeler qu’en dépit de toutes ces mauvaises nouvelles, l’espoir reste bel et bien permis.

La seule condition est de savoir recourir, avant qu’il ne soit trop tard, à des attitudes écologiquement plus responsables.

En outre, des dons ont été offerts.
La donation qui a le plus marqué les esprits, ce sont ces cent table-bancs fabriqués à partir de déchets plastiques.

Ils ont été offerts à l’édile de la commune de Hann-Bel-Air afin de servir les élèves des écoles de sa commune.

De l’avis de ceux qui ont approché le table-banc ayant servi d’échantillon, sa qualité est sans commune mesure.

L’attribution de cadeaux à des figures emblématiques de la lutte contre la présence plastique en milieu marin a clôturé la Journée Mondiale de l’Environnement au Sénégal édition 2025.

Mbacké Seck, surnommé Sentinelle de la Baie de Hann, ne pouvait y échapper.
Djibril Diop

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