Inclusion numérique – Mise en service de la connectivité à Gourel Diatta

AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Dans le cadre de sa mission de service public et en partenariat avec la Sonatel, le Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), a procédé à l’inauguration officielle de la mise en service de la connectivité de Gourel Diatta, une localité située dans la commune de Sinthiou Bocar Aly, arrondissement de Koulor, département de Goudiry dans la région de Tambacounda.
Cet évènement est le résultat issu de la convention signée entre le FDSUT et la Sonatel, pour la mise en service officielle de dix (10) sites pour assurer une couverture mobile en 4G (Voix, Data et SMS) dans des localités situées dans les régions de Tambacounda avec 8 sites (Gourel Diatta, Bouyaqué, Boumboum Cebbé, Moroyé, Lama Kéla, Alinguel, Kayan et Ouro Séano), Kédougou pour un site (Dialakatoba) et Kolda pour un site (Lenkédiang) suite à la signature de la convention de partenariat avec la SONATEL en décembre 2024.
Avec l’ambition de réduire la fracture numérique et de garantir un accès équitable aux services de télécommunications, le FDSUT renforce sa présence dans les zones rurales et difficilement accessibles, en collaboration avec la Sonatel. Cette initiative traduit une volonté forte de mettre le numérique au service des populations les plus éloignées.
Le Projet d’Accès Universel (PAU) s’aligne pleinement sur la vision du Président de la République exprimée par le New Deal technologique et les objectifs de la stratégie Sénégal 2050, qui visent à faire du numérique un levier de croissance inclusive et durable. À travers ce projet, le FDSUT affirme son engagement à connecter les zones dites « blanches » ou mal couvertes.
Prévu pour un budget de 62 milliards FCFA, le PAU vise à connecter 1.550 localités identifiées à travers le pays. L’inauguration de Gourel Diatta marque une étape symbolique de cette grande ambition nationale.
Dans son discours, le ministre de la Communication des télécommunications et du Numérique, a indiqué que le Sénégal s’est doté d’une feuille de route et cet événement s’inscrit dans ce plan. Les jalons sont le court terme (2029), le moyen (à travers le master plan 2034) et le long avec la vision Sénégal 2050. Cette transformation structurelle de la nation touchera tous les secteurs socio-économiques, administratifs, territoriaux, institutionnels…. Et l’accès au service universel des télécommunications, au même titre que celui à l’eau et à l’électricité seront les dorsales de cette mutation.
Il pose ainsi un acte cohérent par rapport à l’ambition du Gouvernement de faire du numérique et de la connectivité un levier important dans la Stratégie Sénégal 2050 et le New Deal Technologique.
Avant de poursuivre, les missions et la place du FDSUT dans l’échiquier institutionnel doivent être connus et reconnus. C’est là que se situe le challenge et pour cela, ses réalisations et leur impact sur les populations seront les baromètres objectifs auprès des partenaires qui nous font confiance.
Pour sa part, la coordonnatrice du Fdsut, Mme ndeye fatou diop Blondin a indiqué que ces installations ne sont pas de simples antennes. Elles sont les premières pierres d’un changement de paradigme : celui d’un Sénégal qui refuse de laisser des pans entiers de son territoire dans l’ombre numérique.
» Des milliers de nos concitoyens, dans les zones les plus reculées, vivent encore sans accès stable à l’internet. Cela limite leur accès aux services essentiels, freine leur insertion dans l’économie, et creuse des inégalités que nous ne pouvons plus tolérer. Ce projet prend tout son sens dans cette réalité. Il incarne une volonté claire de l’État, portée par Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar FAYE : faire du Sénégal un pays souverain, juste et prospère, où le progrès ne s’arrête pas aux frontières des grandes villes ».
Le Projet d’Accès Universel est en parfaite cohérence avec la Stratégie nationale de Développement (2025–2029), et plus précisément son objectif stratégique : « mettre en place des infrastructures de connectivité ».
C’est dans cette logique que s’inscrit le “New Deal Technologique”, la stratégie numérique nationale que nous déployons à l’horizon 2034. 3 Cette stratégie vise trois objectifs structurants : • Connecter les zones oubliées, en garantissant un accès minimum à l’internet mobile haut débit (4G) ; • Réduire la fracture numérique, qui est aujourd’hui l’un des visages les plus criants des inégalités ; • Jeter les bases d’une souveraineté numérique pleine et entière, où les données des Sénégalais sont protégées, les services publics modernisés, et les infrastructures critiques sécurisées.
Le développement des infrastructures ne suffit pas. Il doit s’accompagner d’une vision territoriale forte. C’est pourquoi nous allons engager le déploiement de la connectivité dans les huit pôles-territoires de l’ANT.
L’objectif est simple : rendre ces territoires viables, interconnectés et attractifs. Cela passe par la couverture des « zones blanches », mais aussi par la densification du réseau existant. Cette action participe d’une ambition plus large : faire du numérique un levier de transformation territoriale, de création d’emplois, de renforcement des services sociaux de base, et d’émergence économique.
À l’horizon 2029, le Projet d’Accès Universel permettra de desservir 1 550 localités : • 492 localités sans aucune infrastructure de télécommunications ; • 1 058 localités actuellement limitées à la 2G, qui migreront vers un service minimum en 4G.
Ce projet repose sur des modèles innovants, fondés sur le partage des infrastructures, la mutualisation, et une exigence forte de qualité de service.
La mise en œuvre opérationnelle a débuté. Le FDSUT, dans le cadre d’une convention avec la Sonatel, a déjà déployé 10 sites mobiles dans les régions de Tambacounda, Kolda et Kédougou, assurant désormais une couverture mobile voix, données et SMS dans des localités jusque-là isolées.
Ce que nous faisons ici n’est pas un geste ponctuel. C’est une étape décisive dans la construction d’un modèle de développement fondé sur la justice spatiale, l’équité technologique et la souveraineté numérique. Ce que nous lançons aujourd’hui, c’est un signal. Celui d’un État qui agit, qui investit, et qui tient parole.



