
AFRICALEADNEWS – (RDC) Un tragique accident aérien s’est produit le 25 septembre 2026 à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Un avion de type Let L-410 UVP Turbolet, en provenance de Kikwit, s’est écrasé dans le quartier Manzawu, au cœur de la commune de Masikita. Le drame a provoqué la mort des 13 personnes se trouvant à bord de l’appareil.
Parmi les victimes figurent notamment deux officiers supérieurs des Forces armées congolaises : le lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute cour militaire, ainsi que le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général près ladite cour.
Vers 14h30, l’appareil aurait effectué plusieurs cercles au-dessus de la ville de Kikwit, située dans la province du Kwilu à 512 km de Kinshasa, à la recherche d’une piste d’atterrissage. Selon des témoins, le pilote aurait ensuite tenté un atterrissage d’urgence en visant un espace vert afin d’éviter une zone densément habitée. L’avion s’est finalement abîmé dans une parcelle résidentielle. Par miracle, aucun habitant au sol n’a été blessé.
Le bilan humain fait état de 13 décès, le corps du pilote ayant été retrouvé à l’extérieur de la carcasse tandis que les 12 passagers ont été entièrement calcinés. La présence parmi eux de militaires transportant des armes a nécessité une sécurisation immédiate du site par les forces de l’ordre.
Les autorités provinciales et l’aviation civile ont rapidement ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes du crash. Les inspecteurs étudient plusieurs pistes, de la panne mécanique à l’erreur de pilotage, en passant par une éventuelle surcharge. Sur place, les débris de l’appareil ainsi qu’une cargaison de poissons frais retrouvée aux côtés des armes font l’objet d’une analyse approfondie.
À Kenge, l’émotion reste vive et les habitants, choqués par la violence de l’impact, attendent des précisions sur l’identité de l’ensemble des victimes. Cette nouvelle catastrophe aérienne relance inévitablement le débat sur la sécurité des vols en RDC, un secteur régulièrement meurtri par de drastiques accidents ces dernières années.
Bona Masanu



