
AFRICALEADNEWS – (Guinée) C’est un secret de polichinelle. L’ex-Premier ministre guinéen Sidya Touré est décédé le vendredi 25 septembre dernier à Paris à l’âge de 81 ans. La disparition du leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a déclenché un flot d’hommages.
L’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo a par exemple confessé son « immense tristesse » en apprenant la mort du natif de Dimbokro.
Sidya Touré et moi avons des destins croisés »
Pour lui, la « Guinée perd un de ses valeureux fils, un homme d’Etat au parcours exceptionnel, un technocrate compétent et rigoureux dont le passage à la Primature avait permis à la Guinée de renouer avec les institutions de Bretton Woods, d’approfondir les réformes engagées, de s’attaquer à l’épineux problème de l’électricité et bien sûr, de relancer la croissance ».
En politique, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) reconnaît avoir toujours été du même côté que le disparu. « Alliés au second tour de la présidentielle de 2010, nous avons ensemble porté sur les fonts baptismaux le Collectif des partis politiques, qui deviendra par la suite l’opposition républicaine, avec pour l’objectif affiché de revendiquer et d’obtenir l’organisation à bonne date des élections législatives et communales. Décidément, Sidya Touré et moi avons des destins croisés, souvent amenés à porter la même croix et parfois aussi à subir ensemble des brimades. Ainsi, nous avons été, tous les deux, harcelés et spoliés, radiés du fichier électoral et vu nos partis politiques dissous. Dieu a voulu ainsi que le destin nous réunisse encore, tous les deux, en exil à Abidjan en Côte d’Ivoire », a raconté Cellou Dalein Diallo.
Un rêve commun
L’opposant politique considère le disparu comme un « ami, un compagnon de route et de lutte » avec lequel il partageait le même rêve pour la Guinée. Celui de « transformer le pays, avec toutes ses potentialités, en une économie prospère, régie par les règles et les principes de la dém



