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Gabon : Geoffroy Foumboula Libeka Makosso dénonce l’« hypocrisie » d’Ali Bongo dans l’affaire des biens mal acquis

Gabon : Geoffroy Foumboula Libeka Makosso dénonce l'« hypocrisie » d'Ali Bongo dans l'affaire des biens mal acquis

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Au lendemain de la sortie d’Ali Bongo Ondimba dénonçant une atteinte à la mémoire de son père, la réplique politique et civique n’a pas tardé. Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, acteur civique et vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), s’est insurgé contre la posture de l’ancien président et du Parti démocratique gabonais (PDG). Il rappelle que c’est sous le mandat même d’Ali Bongo que la République gabonaise s’est constituée partie civile dans la procédure française des « biens mal acquis », rejoignant ainsi le camp des accusateurs d’Omar Bongo Ondimba.

Recadrant la chronologie judiciaire de cette affaire ouverte en 2007 à l’initiative de la société civile, le responsable civique souligne l’incohérence de la démarche de l’ancien régime. « En 2021, l’État gabonais sous Ali Bongo Ondimba et le PDG décide de rejoindre non pas la partie défenderesse pour défendre l’honneur d’Omar Bongo Ondimba, mais la partie demanderesse qui le poursuivait », a-t-il fermement rappelé. Par cet acte juridique, le pouvoir d’alors associait directement l’État aux accusations de détournement de fonds publics visant le défunt chef d’État.

Face aux critiques adressées aux autorités actuelles, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso dégage la responsabilité du pouvoir en place et pointe une continuité institutionnelle initiée par l’ancien président. « Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est venu trouver le dossier laissé par Ali Bongo Ondimba poursuivant son père », a-t-il insisté, dénonçant les tentatives de manipulation de l’opinion publique.

Pour le vice-président du CESEC, l’indignation affichée par l’ancienne famille présidentielle et sa formation politique relève d’une posture contradictoire. « C’est Ali Bongo Ondimba lui-même et son Parti Démocratique Gabonais qui ont sali la mémoire d’Omar Bongo Ondimba en se constituant partie civile aux côtés de la société civile », a-t-il martelé. Il estime ainsi qu’il est juridiquement et moralement infondé de reprocher aujourd’hui à l’État de maintenir une position procédurale engagée sous la précédente gouvernance.

Cette mise au point remet en lumière les contradictions politiques entourant la gestion du dossier des biens mal acquis à Libreville. En exposant les actes juridiques posés par l’ancien régime, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso invite la classe politique à assumer ses décisions passées plutôt qu’à instrumentaliser la mémoire nationale à des fins de communication.

 

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

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