Environnement

Gabon : Le gisement de marbre de Doussièhoussou au cœur d’une exigence de transparence

Gabon : Le gisement de marbre de Doussièhoussou au cœur d'une exigence de transparence

 AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans la Nyanga, province aux sols riches mais réputée la plus démunie du Gabon, le collectif citoyen NYN ÉVEIL se bat pour que les ressources locales profitent enfin aux habitants. C’est dans cet esprit que son porte-parole, Lionel Giovani Boulingui, a adressé une lettre ouverte au ministre des Mines ce 4 août 2026. L’objectif : éclaircir l’attribution du gisement de marbre de Doussièhoussou à Marlion Minerals, une entreprise dont l’opacité inquiète.

Situé près de Tchibanga, ce site historique (dont le minerai servait dès les années 1960 à bâtir les grands édifices de Libreville) sort de deux décennies d’inactivité grâce à un plan de relance initié fin 2025. Avec 30 000 tonnes de réserves et un complexe de transformation locale prévu sur 4,5 km², le potentiel économique est majeur pour la région. Pourtant, le choix de la société Marlion Minerals suscite un doute profond sur le terrain.

Pour Lionel Giovani Boulingui, le manque de lisibilité autour du profil de cet opérateur pose un problème fondamental de gouvernance. « À ce jour, il apparaît particulièrement difficile de trouver des informations fiables, publiques et vérifiables concernant cette entreprise », alerte-t-il, soulignant son absence des bases de données économiques spécialisées.

Face à ce flou, le porte-parole exige que la tutelle rende publics les critères d’attribution, les garanties financières de la société, ainsi que ses engagements concrets en matière d’emplois locaux et d’impact environnemental. Il prend toutefois soin de cadrer la démarche du collectif, contestant toute posture de confrontation stérile avec le pouvoir central. « Ces interrogations ne traduisent ni une opposition de principe, ni une remise en cause de l’action du Gouvernement. Elles relèvent d’une exigence légitime de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles », précise-t-il, rappelant au passage que « la transparence n’est pas une faveur accordée aux citoyens, mais un principe fondamental de l’État de droit ».

La balle est désormais dans le camp du ministère des Mines. La réaction de l’administration face à cette demande de clarté servira de test pour mesurer la volonté réelle des autorités d’instaurer une gestion ouverte et participative du secteur extractif.

Vigny Ngami-Tsiba

Africaleadnews

www.africaleadnews.com: Votre site pour la PROMOTION DU LEADERSHIP AFRICAIN

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page