
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Un an après sa création, le Syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (SIENFP) revendique plusieurs avancées en faveur de la reconnaissance et de la défense des inspecteurs. Réunis en assemblée générale le 20 juin 2026 à Libreville, les membres du bureau ont dressé le bilan d’une première année marquée par le dialogue institutionnel, le plaidoyer et l’accompagnement des professionnels du secteur.
Longtemps dépourvus d’une organisation syndicale spécifique, les inspecteurs de l’éducation nationale et de la formation professionnelle disposent désormais d’un cadre dédié à la défense de leurs intérêts. À l’occasion de son assemblée générale ordinaire, le SIENFP a rappelé les actions engagées depuis sa création, notamment les démarches entreprises auprès des autorités éducatives et le suivi de dossiers relatifs à la situation administrative des inspecteurs.
Parmi les acquis mis en avant figure le dossier des 54 inspecteurs formés au Gabon par France Éducation Internationale (FEI), dont la situation administrative a été portée à l’attention des autorités compétentes avant la transmission des dossiers à la Direction générale de la Fonction publique. Pour le syndicat, cette première année a permis de replacer les préoccupations du corps des inspecteurs au cœur du débat éducatif national.
Une représentativité nationale en croissance
Le SIENFP estime également avoir renforcé sa crédibilité grâce à son implication active et à son implantation progressive sur l’ensemble du territoire national. Selon ses responsables, des points focaux ont déjà été mis en place dans sept provinces sur neuf afin de rapprocher davantage l’organisation de ses adhérents.
Cette dynamique s’est également traduite lors des élections professionnelles d’avril 2026, au cours desquelles le syndicat a obtenu 432 voix, se classant parmi les organisations représentatives du secteur éducatif. « Cette rencontre constitue un moment privilégié de bilan, de réflexion et de projection », a déclaré Loïque Anicet Moundounga, avant d’ajouter qu’elle « offre l’opportunité d’évaluer le chemin parcouru, de mesurer nos avancées, d’identifier nos insuffisances et de définir ensemble les perspectives qui guideront notre action future ».
Les défis de la reconnaissance et de la mobilisation
Au-delà des acquis, l’organisation entend poursuivre son combat pour une meilleure reconnaissance du rôle des inspecteurs dans le système éducatif gabonais. Elle plaide notamment pour l’amélioration des conditions d’exercice de leurs missions, le renforcement des moyens logistiques mis à leur disposition ainsi que l’élaboration d’un statut particulier adapté à leurs responsabilités.
Tout en saluant le travail accompli au cours de cette première année, le SIENFP a également appelé ses membres à une plus forte implication dans la vie syndicale. Loïque Anicet Moundounga a d’ailleurs rappelé qu’« un syndicat ne peut être fort que par l’engagement de ses membres » et que « l’indifférence, le désengagement et l’attentisme fragilisent notre crédibilité et réduisent notrecapacité d’influence auprès des décideurs ».
Christelle Besseghe



