Recrutement de 2000 enseignants – Le Collectif des enseignants diplômés monte au créneau
Recrutement de 2000 enseignants - Le Collectif des enseignants diplômés monte au créneau

Africaleadnews – (Sénégal) Depuis que l’État du Sénégal a annoncé un recrutement massif d’enseignants, certains acteurs et pas n’importe lesquels du milieu éducatif ne cessent de faire montre de leur désaccord sur au moins un point.
Le dernier poing tapé sur la table à ce sujet nous est venu du CEDP Collectif des Enseignants Diplômés du Privé. Ledit collectif a fait part de ses quatre vérités au gouvernement en général, à leur ministère de tutelle en particulier.
Cette sortie s’est déroulée à Pikine devant un parterre de journalistes réuni cet après-midi du vendredi 7 février 2025 au Centre socio-éducatif Baye Saliou Ndir. Une conférence de presse y était organisée.
Fort de ses 745 membres, le Collectif des Enseignants Diplômés du Privé tient son originalité de la raison de sa création.
En effet, il a été mis sur pied au lendemain de ce fameux 23 janvier de cette année dans le seul but de constituer un front à la suite du communiqué ayant porté à la connaissance du public le recrutement de 2.000 enseignants.
Et pourtant, le CEDP peut d’ores et déjà se targuer d’une présence nationale puisque celle-ci n’épargne aucune des 14 régions du pays.
Décidément, les appareils téléphoniques d’aujourd’hui, quand ils nous tiennent!
Les yeux rivés sur son plaidoyer, Ousmane Sané, en sa qualité de coordonateur national du CEDP, a lu un message destiné au premier des sénégalais.
Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, son premier ministre et l’ensemble du gouvernement sont priés de faire sauter, dans l’immédiat, la limite d’âge qui constitue le talon d’Achille de ce recrutement.
Le plafonnement de l’âge (35 ans) reste leur seul et unique handicap quant à une éventuelle participation de leur part.
L’opinion nationale comme internationale sont vivement interpellées. Le Jub-Jubel-Jubenti doit garantir l’égalité des chances, dixit Ousmane Sané sous le flot des applaudissements de ses collègues et non moins partisans.
Poursuivant son adresse, le coordonateur national du CEDP a rappelé que les membres de son collectif, dans leur écrasante majorité, sont détenteurs de l’ensemble des diplômes professionnels requis au Sénégal.
Quant à l’âge, loin d’être un handicap, il est plutôt vu comme un atout à faire bénéficier absolument à nos chers écoliers, a-t-il laissé entendre.
Une loi, conçue et élaborée en 1961, ne peut continuer à s’appliquer de la même manière en 2025, à en croire les protestataires.
Ils faisaient ainsi une claire allusion à la loi limitant l’entrée à la fonction publique sénégalaise à 35 ans.
Ce recrutement est qualifié de spécial. Donc, les voies et moyens qui y mènent doivent également refléter une telle spécialité.
Répondant aux questions des confrères, les membres du CEDP, présents à la rencontre, tirent la sonnette d’alarme.
Si aucune réaction positive n’émane rapidement du côté de nos gouvernants, ils comptent tout bonnement passer à la vitesse supérieure.
Le boycott des prochains examens est à l’étude. De même, une autorisation de marche au niveau national fait déjà l’objet d’une déposition auprès de qui de droit.
L’arme fatale à savoir une grève de la faim demeure bel et bien une option envisagée.
Elle figure en bonne place dans la stratégie des adhérents du Collectif des Enseignants Diplômés du Privé.
Ils se disent néanmoins ouverts à des négociations.
Djibril DIOP


