
AFRICALEADNEWS – (Sénégal) La Coalition Nationale de Transparence Budgétaire a organisé un atelier de partage crucial sur l’analyse et le suivi des investissements publics. L’objectif : évaluer la pertinence et l’impact réel des dépenses de l’État dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture sur la période 2021-2023.
La transparence budgétaire n’est plus une option, mais le socle de la démocratie sénégalaise. C’est le message fort porté par le Réseau Citoyen pour la Transparence Budgétaire et la Coalition Nationale de Suivi Budgétaire. Avec l’appui financier de l’Union Européenne (UE) via le Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), cet atelier a mis en lumière les avancées et les zones d’ombre de la gestion des finances publiques.
L’accès à l’information : le maillon faible
Malgré les efforts de l’État, le chemin vers une transparence totale reste parsemé d’embûches. Amadou Kanouté, président du Réseau Citoyen pour la Transparence Budgétaire, a pointé du doigt une difficulté persistante : la rétention d’informations.
« Très souvent, l’accès à l’information sur ces projets financés sur ressources publiques n’est toujours pas disponible », a déploré M. Kanouté.
Pour la Coalition, le suivi des investissements est le seul moyen de s’assurer que la croissance économique se traduise par une réduction réelle des inégalités et une amélioration tangible des conditions de vie des populations.
Agriculture, Santé et Éducation sous la loupe
L’analyse s’est concentrée sur les secteurs dits « prioritaires ». L’enjeu est de concilier la croissance avec le développement humain et la préservation de l’environnement. Le rapport partagé lors de l’atelier vulgarise les résultats de ces investissements massifs, tout en évaluant leur répercussion directe sur le quotidien des Sénégalais.
Cette démarche de veille citoyenne vise trois objectifs majeurs : Renforcer la redevabilité des décideurs. Accroître la participation citoyenne dans le cycle budgétaire. Garantir l’équité dans la répartition des ressources nationales.
Une dynamique de collaboration avec l’État
Fait notable, cette initiative bénéficie de l’accompagnement de l’État du Sénégal. Présent à l’atelier, Abdoul Diao, représentant de la Direction de la Bonne Gouvernance, a salué la qualité du travail fourni par la société civile.
« Ce rapport vient s’ajouter à la dynamique de renforcement de la transparence en mettant l’accent sur la participation citoyenne et l’accès à l’information », a affirmé M. Diao, soulignant la convergence de vues entre l’administration et les organisations de veille.
En conclusion, cet atelier marque une étape importante pour la promotion d’un Sénégal plus prospère. En transformant le budget d’un simple document technique en un outil de développement humain vérifiable, la société civile s’impose comme un acteur incontournable de la bonne gouvernance.



