
AFRICALEADNEWS – (RDC) La Confédération africaine de football (CAF) vient de confirmer la présélection de l’arbitre congolais pour le Mondial 2026. Une promotion qui intervient alors que les échos de la finale de la CAN 2025, marquée par d’intenses débats sur ses décisions, ne se sont pas encore tout à fait dissipés.
Il y a des trajectoires qui défient les pronostics des tribunes. En propulsant Jean-Jacques Ndala vers le stage de préparation de la FIFA à Doha, la CAF s’offre un contre-pied magistral face aux critiques. Cette décision place l’officiel congolais parmi l’élite des quinze sifflets africains encore en lice pour la grand-messe de 2026, transformant un climat de controverse en un véritable tremplin professionnel.
Le souvenir de la finale de la CAN reste pourtant vif dans les mémoires des supporters. Les réseaux sociaux s’étaient embrasés et les plateaux télévisés avaient disséqué chaque coup de sifflet, criant parfois à l’injustice ou à l’incohérence. Face à ce vacarme, les instances dirigeantes du football continental ont opposé un silence radio total, ne prononçant aucune sanction ni désaveu public, comme si la tempête n’avait été qu’un simple bruit de fond sans consistance technique.
Ce choix de la part de l’instance faîtière peut être perçu comme un « cadeau XXL » par les détracteurs de l’arbitre, mais il s’agit avant tout d’un acte politique fort. En maintenant sa confiance à Ndala, la CAF assume ses nominations et refuse de céder à la pression populaire. C’est une manière de rappeler que l’arbitrage, bien qu’imparfait, reste souverain et que l’erreur est une composante intégrante du sport, ne devant pas systématiquement conduire au placard.
La trajectoire de l’arbitre congolais illustre ainsi une vérité crue du football moderne : la polémique n’est pas toujours synonyme de chute. Elle peut, paradoxalement, renforcer la stature d’un officiel qui sait rester imperméable aux critiques extérieures. Critiqué hier pour sa gestion de la finale continentale, il se retrouve aujourd’hui aux portes du sommet mondial, porté par une institution qui préfère manifestement la continuité à la rupture.
En validant ce parcours, la CAF envoie un signal clair à l’ensemble du corps arbitral africain. Elle privilégie la protection de ses cadres face aux jugements hâtifs de l’opinion publique. Pour Jean-Jacques Ndala, le plus dur commence sans doute maintenant : prouver sur la scène internationale que la confiance de ses pairs est plus légitime que le scepticisme de ses détracteurs.
Bona Masanu



